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L'Appartement intérieur du Roi

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Le Petit Appartement du Roi, les "salles neuves" et les cabinets voisins s’éclairent à droite sur la cour de Marbre et sur la cour Royale. A l’écart du tumulte des Grands Appartements, ils sont situés au premier étage du corps central du Château et sont devenus, au XVIIIe siècle, un véritable appartement d’habitation et de travail au décor raffiné. Le renouvellement continuel des espaces et de leur usage s’adapta au goût de l’occupant. Ils sont accessibles chaque jour en visites conférences.

Le cabinet intérieur du Roi

Ce « cabinet d’angle », comme on l’appelait communément, jouit d’une double exposition sur la cour de Marbre et sur la cour Royale. Louis XV s’y tenait souvent et c’est de son balcon qu’il assista, les larmes aux yeux, au départ du convoi funèbre emportant Mme de Pompadour, un soir d’hiver de 1764. Bien que plusieurs fois remanié sous son règne, le décor de boiseries demeure l’un des plus beaux travaux de Jacques Verbeckt qui en sculpta les panneaux en 1753. Cette pièce a retrouvé le mobilier livré pour elle, notamment le secrétaire à cylindre commandé à Œben en 1760 et achevé par Riesener neuf ans plus tard. C’est le premier meuble de ce type, qui répondait au souhait du roi de pouvoir laisser ses papiers sur son bureau à l’abri des regards. Remarquable par la beauté de ses tableaux de marqueterie et de ses bronzes, il est également une merveille de mécanique : un seul quart de tour de clef permet de libérer ou de bloquer, à la fois l’abattant du cylindre et tous les tiroirs.

Le cabinet des Dépêches

Il occupe l’emplacement du salon Ovale que Louis XIV avait fait aménager en 1692 : orné de pilastres corinthiens et de quatre niches abritant des groupes de bronze dont les célèbres « chenêts » de l’Algarde, ce salon donnait accès à droite à la Petite Galerie et à gauche au cabinet des Coquilles : dans cette dernière pièce, ainsi nommée à cause du décor de sa corniche, Louis XIV conservait ses manuscrits et ses livres les plus précieux, ainsi qu’une vingtaine de tableaux dont le Concert champêtre de Titien.
En 1754, le cabinet des Coquilles disparut pour faire place au degré du Roi, et le salon Ovale fut remplacé par un arrière-cabinet et un cabinet de chaise. L’arrière-cabinet comportait à l’origine des pans coupés que Louis XVI supprima tout en conservant les boiseries sculptées et les tableaux de Galloche et de Chavanne.
C’est ici que Louis XV s’enfermait pour dépouiller les rapports des agents secrets qu’il entretenait à l’étranger et pour rédiger les instructions qu’il leur adressait : c’est donc là le siège du « Secret du Roi », cette diplomatie personnelle que Louis XV menait en marge de sa politique étrangère officielle et qui devait aboutir, entre autres, au « renversement des alliances ».
La petite vitrine placée à droite de la fenêtre fut exécutée par Riesener pour contenir les montres de Louis XVI.

La pièce de la Vaisselle d'or

C’est l’ancien cabinet intérieur de Madame Adélaïde. Il a conservé quelques éléments du décor de la Petite Galerie : la corniche, les pilastres et les chambranles de la fenêtre, complétés par de nouvelles boiseries entre 1753 et 1767. Il faut particulièrement admirer les panneaux de l’alcôve, qui datent sans doute des travaux de 1753 mais qui ont été remontés en 1767 à leur emplacement actuel : Verberckt y a sculpté des trophées d’instruments de musique rappelant les goûts de la princesse, et des outils de pêche et de jardinage.
C’est dans ce beau cabinet que Madame Adélaïde prenait ses leçons d’italien avec Goldoni et de harpe avec Beaumarchais, et c’est sans doute ici que le petit Mozart, en décembre 1763, joua du clavecin devant la famille royale.
Plus tard, Louis XV, qui prenait ici son café, y exposa sa vaisselle d’or. Louis XVI y plaça l’extraordinaire cabinet en ébène et acajou, recouvert de plaques de porcelaine à décor de plumes d’oiseau et d’ailes de papillons.
Sur la cheminée, un beau buste de Louis XV enfant par Coysevox. Les deux plaques de porcelaine de Sèvres, représentant la Toilette de la Sultane et la Sultane donnant des ordres aux odalisques d’après Amédée Van Loo, ont été commandées par Louis XVI pour ses cabinets intérieurs.

La pièce de la Cassette

Ces bains du roi sont l’une des dernières œuvres commandées par Louis XV. Le style des boiseries, qui reproduit des gravures évoquant les plaisirs aquatiques dans des médaillons bordés de roseaux et de narcisses, avec effets d’or mat, d’or bruni (brillant) et d’or vert, atteste d’un goût nouveau. Ce n’est plus Verbeckt mais son rival Antoine Rousseau, aidé de ses fils, qui les a sculptées en 1771. La baignoire a été supprimée lorsque Louis XVI y a installé sa « pièce de la Cassette » où il tenait les registres de ses comptes privés.