Découvrir
Le Château
Collections
Le Jardin
Le Grand Trianon
Le Domaine de Marie-Antoinette
Pratique
Infos Pratiques
Acheter son billet
Plan Interactif
Calendrier des événements
Boutique

Découvrir le domaineLe Grand Trianon

Le Petit Appartement de l’Empereur

Partager

Imprimer le chapitre

L'univers de l'Empereur

Composé de cinq pièces, dont les portes-fenêtres ouvrent sur l’ancien jardin du Roi, il a été formé par la réunion d’une partie de l’ancien appartement de Madame de Maintenon et du Petit Appartement aménagé en 1750 pour Louis XV. Napoléon l’occupa pour la première fois en décembre 1809, dans les jours qui suivirent son divorce d’avec Joséphine. Sous Louis-Philippe, il était habité par les filles cadettes du Roi, les princesses Marie et Clémentine.

La chambre de l’Empereur

La chambre de l’Empereur, qui constitue l’une des cinq pièces de son petit appartement, avait été décorée sous Louis XV de boiseries qui existent toujours. C’est l’ancienne chambre de Louis XV, créée en 1750 à l’emplacement d’un escalier et d’une partie de la salle suivante. Elle a été remeublée dans son état Empire et l’on a restitué les belles étoffes de moire    « bois de citron » à bordure de brocart lilas et argent, qui avaient été tissées à Lyon pour Joséphine en 1807 et qui furent réutilisées ici pour Napoléon en 1809. C’est en décembre de cette année-là que Napoléon séjourna pour la première fois dans ce petit appartement, juste après son divorce d’avec Joséphine. La fille de cette dernière, la reine Hortense, a raconté comment l’Empereur les reçut cependant le 25 de ce mois : « [Il] alla à Trianon et nous engagea à venir lui faire une visite. J’y accompagnai ma mère. Cette entrevue fut touchante. L’Empereur voulut la garder à dîner. Comme à l’ordinaire il se trouva placé en face d’elle. Rien ne paraissait changé […] Il régnait un profond silence. Ma mère ne pouvait rien prendre et je la voyais prête à s’évanouir. L’Empereur essuya deux ou trois fois ses yeux sans rien dire et nous partîmes immédiatement après dîner. »

L’Antichambre

C’est l’ancien cabinet du Levant, qui servait de grand cabinet à Madame de Maintenon. En 1812, la pièce fut diminuée en profondeur pour loger un escalier conduisant à l’entresol : elle devint alors le cabinet du secrétaire de l’Empereur.
Les murs sont tendus d’un damas de couleur « terre d’Egypte » avec une bordure ponceau et vert, sur lequel sont accrochés les tableaux suivants : Junon et Flore par Bon de Boulogne ; Zéphyr et Flore, représentés deux fois, par Noël Coypel et par Michel Corneille, et Apollon reçoit son carquois et ses flèches de Mercure, par Noël Coypel.

Le cabinet topographique de l’Empereur

À l’origine, ce cabinet ouvrait sur le bosquet des Sources, un petit bois parcouru de ruisseaux qui serpentaient à travers les arbres, dernière création de Le Nôtre qui disparut sous Louis XVI. Il conduisait alors à l’appartement de Mme de Maintenon, et dans ses boiseries datant de 1713 ont été encastrées les vues des jardins de Versailles où est représenté Louis XIV, âgé, se promenant en roulette.
En 1810, Napoléon fit de cette pièce son cabinet topographique et utilisa l’enfilade voisine comme petit appartement.

Le cabinet Particulier

C’est l’ancien cabinet du Repos, qui servait de chambre à coucher à Madame de Maintenon. Divisée au XVIIIe siècle en plusieurs cabinets, cette pièce a été rétablie en 1813 dans ses dimensions ; elle a pris alors l’aspect qu’elle présente aujourd’hui.
Les meubles « serre-papiers » ont été livrés par Jacob-Desmalter et la pendule par Bailly. Les sièges ont servi au premier consul au château de Saint-Cloud, et le guéridon provient du palais de l’Elysée.
Sur le tenture de damas vert enrichie d’une bordure en brocart d’or, sont accrochés les tableaux suivants : Apollon et la Sybille et Apollon et Hyacinthe par Louis de Boulogne ; Apollon chez Thétys, par Jean Jouvenet ; Apollon couronné par la Victoire et le Repos d’Apollon, par Noël Coypel.

Le salon du Déjeun

A l’origine, cette pièce et la moitié de la pièce précédente formaient la salle des Buffets, communiquant avec l’antichambre (actuel salon de Musique) où soupait Louis XIV ; elle était surmontée de la tribune des musiciens. Ses dimensions actuelles datent de Louis XV, dont c’était le grand cabinet. Son décor et son mobilier ont été réalisés pour Napoléon, qui en avait fait son salon du Déjeun, c’est-à-dire la pièce où il prenait son petit déjeuner.
La tenture murale est un « damas économique » bleu et blanc, encadré d’une bordure aurore ; il recouvre également les sièges de Jacob-Desmalter. La pendule en forme de temple, en différents marbres, jaspe et lapis-lazuli, a été réalisée avec des éléments du surtout de Charles X. Elle est encadrée de deux vases en porcelaine de Sèvres, à décor de paysages. La coupe en albâtre oriental est une saisie d’émigré ; sous l’Empire, elle était placée sur une des consoles de la galerie. Le guéridon, dont la ceinture est ornée d’une farandole de muses, a été apporté pour la princesse Marie.
Le tableau, par Noël Coypel, représente Des nymphes présentant une corne d’abondance à Amalthée ; il provient de Trianon-sous-Bois.
Le salon du Déjeun communique avec le salon de famille de l’Empereur, ancien salon des Jeux de Louis XV.

La salle de bains

Ici commence le Petit Appartement aménagé en 1750 pour Louis XV, dont cette pièce était le cabinet de retraite. Napoléon en fit une salle de bains.
Les murs sont tendus de basin blanc, qui recouvre également les sièges gondoles. La baignoire est dissimulée par une banquette en drap vert.

En poursuivant votre navigation sur ce site sans modifier vos paramètres, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visite. En savoir plus. Fermer