Roi de France et de Navarre
1757-1836

Fils du dauphin Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe, il succède à ses deux frères, Louis XVI et Louis XVIII, sur le trône de France. Il monte sur le trône en 1824 sous le nom de Charles X, et tente d'incarner la continuité de la monarchie, plus de trente ans après la Révolution française.

Nom complet
Charles X

Titre
Roi de France et de Navarre

Vie à la cour
De 1757 à  1789

Ses traces à Versailles
Ses portraits

Second frère de Louis XVI, le comte d'Artois, futur Charles X, est le trublion de la famille royale. Marié en 1773 avec Marie-Thérèse de Savoie, il quitta la France lors des premiers soubresauts de la Révolution, en juillet 1789, pour n’y revenir qu’en 1814. Il retrouva en émigration son frère, Louis-Stanislas Xavier, comte de Provence, en 1791, et ne le quitta plus, rentrant en France en 1814 avec le titre de lieutenant-général du royaume, pour préparer le retour de celui-ci, devenu Louis XVIII en 1815.

Roi de France à son tour, à la mort de celui-ci en 1824, sous le nom de Charles X, il devint le représentant du parti catholique le plus intransigeant et se fit sacrer à Reims l’année suivante.

Entrée du roi Charles X à Paris en juin 1825, à son retour de Reims où il fut sacré

© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

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Cette cérémonie du sacre, grandiose mais d’un autre temps, cinquante ans après le sacre de Louis XVI, surprit une bonne partie de l’opinion et témoignait d’un retour en arrière qu’elle ne pouvait accepter. Charles X fut renversé par la révolution de juillet 1830, les « Trois Glorieuses », et partit pour un exil qui le mena en Angleterre, en Ecosse, à Prague et finalement en Istrie, où il mourut en 1836.

Dans sa jeunesse, le comte d’Artois disposait, avec son épouse, d’un grand appartement double au premier étage de l’aile du Midi. Devenu Charles X, il n’eut pas de grand projet pour le château, dont il fit simplement assurer l’entretien. Lors de la révolution de 1830, au moment de son départ de Saint-Cloud, au petit matin du 31 juillet, il évita Versailles, le gouverneur lui ayant fait craindre l’hostilité de la population de la ville, et fit étape, pour quelques heures, au Grand Trianon, avant de rejoindre Rambouillet, puis la route de l’exil.