Découvrir
Le Château
Collections
Le Jardin
Le Grand Trianon
Le Domaine de Marie-Antoinette
Pratique
Infos Pratiques
Acheter son billet
Plan Interactif
Calendrier des événements
Boutique

Découvrir le domaineLe Château

Les appartements de Mesdames

Partager

Imprimer le chapitre

Les appartements de Mesdames

Les appartements de Mesdames sont symétriques des appartements du Dauphin et de la Dauphine. Comme eux, ils ont été transformés en salles de musée par Louis-Philippe et récemment restitués dans leur état d’appartements princiers. Mesdames, comme on appelait les six filles de Louis XV, s’y installèrent à partir de 1752, mais seulement deux d’entre elles, Adélaïde et Victoire – qui ne se marièrent pas et vécurent longtemps – les habitèrent jusqu'à la Révolution.

Les appartements de Mesdames restaurés et remeublés ont été inaugurés le 25 avril 2013.

La première antichambre de Madame Victoire

C’est l’ancien cabinet des bains de Louis XIV : les murs et le sol étaient alors revêtus d’une marqueterie de marbres polychromes, et l’on voyait une grande piscine octogonale en marbre de Rance, qui se trouve aujourd’hui à l’Orangerie. Cabinet intérieur du comte de Toulouse de 1692 à 1724, de la comtesse de Toulouse de 1724 à 1750 et enfin de Madame Adélaïde de 1752 à 1753. Chambre de Madame Sophie de 1755 à 1767, elle devient alors la première antichambre de cette princesse, puis en 1769 celle de Madame Victoire.
Au-dessus des portes sont placés les portraits de deux ministres de Louis XV : le duc de Choiseul-Stainville par Louis-Michel Van Loo, et le duc de Choiseul-Praslin, par Alexandre Roslin. La commode en vernis Martin a été livrée en 1756 pour Madame Adélaïde.

La seconde antichambre de Madame Victoire


C’est l’ancienne chambre des bains, dont le sol et les murs étaient revêtus de marbre ; au fond, dans une alcôve encadrée de colonnes de marbre, était placé un lit de repos. De cette époque datent les volets des fenêtres, avec leur beau décor de dauphins et de congélations.
Ce fut ensuite la chambre du comte de Toulouse, puis de la comtesse de Toulouse, puis de Madame Adélaïde et enfin de Madame Victoire lorsqu’elle partageait cet appartement avec ses sœurs Sophie et Louise. En 1767, on supprima l’alcôve et la pièce devint la seconde antichambre.
Les boiseries ont été faites vraisemblablement pour Madame Victoire. Les tableaux des dessus-de-porte, représentant des Fables de La Fontaine, ont été peints par Oudry pour le Dauphin. La commode de Riesener provient de la pièce des Nobles de la comtesse d’Artois dans l’aile du Midi. Un paravent de la Savonnerie d’après Blain de Fontenay et un cartel « au Chinois » en vernis Martin complètent l’ameublement.

Le grand cabinet de Madame Victoire

À l’origine, ce fut le cabinet octogone de l’appartement des Bains de Louis XIV, l’une des créations les plus originales du Roi-Soleil, dont la richesse en marbres, sculptures et peintures, surpassait celle du Grand Appartement. En 1763, Mesdames obtinrent que son décor démodé fût remplacé ; de cette transformation subsistent la corniche, les boiseries aux angles de la pièce, ainsi que la belle cheminée. Un clavecin de Blanchet rappelle que Mme Victoire jouait admirablement de cet instrument, et que Mozart lui dédia ses six premières sonates pour clavecin.

La chambre de Madame Victoire

Ce fut l’antichambre ionique de l’appartement des Bains, ainsi nommée en raison des douze colonnes de marbre qui la décoraient. Seconde antichambre du comte de Toulouse, puis de la comtesse de Toulouse, puis de Madame Adélaïde et enfin de Mesdames cadettes, elle devint en 1767 la chambre de Madame Sophie et en 1769 celle de Madame Victoire.
Les belles boiseries sont l’œuvre d’Antoine Rousseau et la tenture d’alcôve en taffetas chiné reproduit le « meuble d’été » de Madame Victoire. En 1769, Péridiez livra les deux encoignures, qui furent vendues à la Révolution, passèrent en Russie, puis en Angleterre, où elles ont été rachetées en 1982.

Le cabinet intérieur de Madame Victoire

Cette élégante petite pièce et les deux suivantes n’en formaient qu’une seule à l’origine : c’était le vestibule dorique de l’appartement des Bains, séparé en trois travées par deux rangées de colonnes en marbre de Rance, qui subsistent encore derrière les boiseries. Ce vestibule fut cloisonné dès 1724 pour constituer deux antichambres pour le comte et la comtesse de Toulouse ; l’antichambre de cette princesse fut à son tour divisée en 1767 pour former ce petit salon et la bibliothèque suivante.
Antoine Rousseau est l’auteur des admirables boiseries dont certains éléments ont pu être remis en place, ainsi que la cheminée en sérancolin.
La commode a été livrée en 1768 par Foullet pour l’appartement de Madame Victoire ; elle supporte une coupe d’albâtre qui a appartenu à la princesse. La table à écrire a été exécutée par Levasseur pour Mesdames au château de Bellevue.

La bibliothèque de Madame Victoire

Cette pièce fit d’abord partie de l’appartement suivant, puis elle fut rattachée à celui-ci. Elle est entresolée, et, dans l’entresol, se trouve un supplément de bibliothèque.
Les armoires abritent quelques livres reliés aux armes de Mesdames, un coffret contenant une collection de cartes de géographie ayant appartenu à Madame Elisabeth, nièce de Mesdames, des éléments d’un service à café en porcelaine de Sèvres à décor chinois, livré en 1775 pour Madame Adélaïde, et une sonnette de table en vermeil au chiffre et aux armes de Madame Victoire.
Le petit bureau à pente a été livré pour Madame Sophie ou Madame Louise en 1760, à leur retour de l’abbaye de Fontevraud. Les chaises ont fait partie du mobilier de Madame Victoire au château de Bellevue.

En poursuivant votre navigation sur ce site sans modifier vos paramètres, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visite. En savoir plus. Fermer