François Gérard 1770-1837

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Jean-Marc Manaï

Élève de Jacques-Louis David, peintre de cour sous Napoléon Ier et plus tard peintre des rois Louis XVIII et Charles X, François Gérard est le portraitiste des familles souveraines d’Europe.

un élève de david

François, baron Gérard, peintre

Thomas Sir Lawrence
1801-1850

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Jean-Marc Manaï

Fils d’un fonctionnaire français en poste à Rome, Gérard nît dans la Ville éternelle mais reçoit sa formation artistique à Paris, notamment auprès de David à partir de 1786.

Lauréat du second prix de Rome en 1789, il est empêché de concourir à nouveau l’année suivante, mais peut séjourner en Italie. Il débute au Salon de 1791, et, protégé par son maître David, peut se consacrer pleinement à son art, et obtient un logement et un atelier au Louvre. Son Bélisaire, présenté au Salon de 1795, et le portrait de son ami Isabey, l’année suivante, lancent sa carrière.

le peintre des rois

Remarqué par les Bonaparte, il travaille pour eux à Malmaison, puis comme peintre officiel de l’Empire, livrant peintures d’histoire et portraits, et notamment les effigies officielles des souverains en 1805 et 1807.  

1812 — Gérard, François

Marie-Louise, impératrice des Français (1791-1847) et le roi de Rome
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vers 1825 — Gérard, François

Charles X, roi de France
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1805 — Gérard, François

Napoléon Ier, empereur des Français (1769-1821)
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Unissant les raffinements du XVIIIeme siècle aux codes de représentation les plus modernes, François Gérard connaît un très grand succès dans l’art du portrait, sachant toujours se renouveler dans la mise en page et renvoyant à ses modèles l’image de l’élégance la plus flatteuse. Il livre entre 1796 et 1836 plus de quatre-vingts portraits en pied, répétés en nombre par son atelier, dont Versailles conserve les réductions de sa main ou de l’atelier, acquises à sa mort.

 le peintre des rois, et le roi des peintres

Surnommé « le peintre des rois, et le roi des peintres », il jouissait d’une clientèle française et internationale du plus haut niveau, malgré les prix extravagants qu’il demandait. En 1814, trois souverains se bousculaient le même jour dans son atelier, et après l’exil de David, en 1815, il fut considéré comme le maître de l’école française.