Premier peintre de l'Empereur
1748 – 1825

Après de premières œuvres d’esprit très rocaille, David obtient le Premier Prix de Rome en 1774 et s’impose au cours de son séjour dans la Ville éternelle comme l’un des maîtres du retour au classicisme, dans la lignée de son maître Joseph-Marie Vien, obtenant un grand succès avec son Serment des Horaces (1784).

Nom complet
Jacques-Louis David

Titre
Premier peintre de l'Empereur

Vie
De 1748 à 1825

Ses traces à Versailles
Ses œuvres

Premier peintre de l’empereur

t Jacques-Louis David, peintre (1748-1825)
Marie-Eléonore Godefroid
1843

© RMN-GP (Château de Versailles) / © Franck Raux


Révolutionnaire actif et régicide, il est l’auteur du Serment du Jeu de Paume (1791-1792), resté inachevé, et du portrait de Marat assassiné (1793).
Sous le Consulat, il met son art au service de Napoléon Bonaparte, et exécute pour le roi d’Espagne, nouvel allié de la France, un portrait du Premier consul, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard (1801), qui connaît un très grand succès et dont le modèle lui-même lui commande plusieurs répétitions pour les résidences officielles et bâtiments publics.

Après la proclamation de l’Empire, il s’attache à l’Empereur et commémore les cérémonies du sacre par d’énormes compositions qui l’occupent de longues années : le Sacre et couronnement de l’Empereur à Notre-Dame de Paris (1804-1807), et la Distribution des aigles sur le Champ-de-Mars (1808-1810).

Nommé premier peintre de l’empereur, il était aussi considéré comme l’un des premiers peintres d’Europe, et n’abandonna jamais la peinture d’histoire, avec Les licteurs rapportent à Brutus les corps de ses fils (1789), Les Sabines arrêtant les combats entre les Romains et les Sabins (1799) jusqu’à Léonidas aux Thermopyles (1814).

Obligé de quitter la France au retour des Bourbons, il s’exila à Bruxelles où il continua à pratiquer un style très néo-classique exacerbé, alors que la mode tournait ailleurs au Romantisme. Il y termina une seconde version de son tableau du Sacre (1808-1822).

Le serment du Jeu de Paume, 20 juin 1789

Le serment du Jeu de Paume, 20 juin 1789

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Jean-Marc Manaï

Sacre de Napoléon et couronnement de Joséphine à Notre-Dame de Paris, 2 décembre 1804

Sacre de Napoléon et couronnement de Joséphine à Notre-Dame de Paris, 2 décembre 1804

© RMN (Château de Versailles) / Peter Willi

Son oeuvre à Versailles

Par les hasards de l’histoire, Versailles est aujourd’hui avec le Louvre l’un des deux grands musées  « davidiens », où l’on peut admirer plusieurs de ces œuvres majeures :
Le Serment du Jeu de Paume, magistrale composition, restée inachevée et mutilée par son auteur, mais qui reste une icône de la peinture révolutionnaire, dans la salle du Sacre, la seconde version du Sacre de Napoléon, peut-être la meilleure (la première, autrefois à Versailles, quitta le château pour le Louvre en 1889); et son pendant, la Distribution des Aigles à l’armée impériale, ainsi que deux exemplaires de son fameux Bonaparte, Premier consul, franchissant le col du Grand-Saint-Bernard (1800-1802), icône absolue de la légende napoléonienne, sans compter des versions d’atelier de son Marat assassiné ou de son portrait du pape Pie VII.

Les œuvres de l'artiste

Le tableau du sacre

Napoléon Ier commande le tableau de son sacre en 1804 pour orner la salles des Gardes aux Tuileries. En janvier 1808, Jacques-Louis David termine ce tableau original, aujourd'hui exposé au musée du Louvre. L'execution de deux répliques est accordée à David, la première étant probablement destinée à être exhibée de ville en ville aux États-Unis et la seconde destinée aux Gobelins afin d'être reproduite en tapisserie. La première reproduction est inachevée lorsque David s'exile à Bruxelles où il demande la mise à disposition d'une salle de l'Hôtel de ville pour continuer sa répétition. Il y travaille pendant 10 mois et termine la toile en 1822. S'en suit une série de transports qui mèneront la peinture à Londres, New-York, Philadelphie, Boston pour arriver en France, à Paris, en 1833. Ce tableau entre finalement à Versailles en 1947 et est inaugurée en la salle du Sacre le 14 juin 1948. 

Les détails qui font la particularité de ce tableau exceptionnel par ses dimensions et l'événement qu'il représente, sont dévoilés et commentés grâce à une numérisation en gigapixels de l'œuvre de David. 

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