Madame de Montespan Une favorite influente (1640-1707)

Maîtresse de Louis XIV en 1667, la marquise de Montespan est arrivée à la Cour grâce à Anne d’Autriche. Cette femme à la beauté éblouissante et redoutée des courtisans, grâce au célèbre « esprit Mortemart » qui caractérise sa famille, jouit d’une grande influence sur la vie de la Cour. Passionnée par les arts et protégée par le roi, elle occupe un appartement proche du sien avant d’être évincée vers 1680 par Mme de Maintenon et de quitter définitivement Versailles en 1691.

Dans le jeu des favorites du roi, l’une évince l’autre. Membre de la maison de la reine, Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart (1640-1707), marquise de Montespan, fréquente le souverain depuis le début des années 1660 mais c’est vraisemblablement vers 1666-1667 que Louis XIV tombe sous son charme. En 1674, elle évince définitivement Mademoiselle de la Vallière en devenant à son tour la favorite officielle du roi. Ce dernier l’installe dans un appartement contigu du sien et s’y ménage une entrée personnelle. Ils ont sept enfants, dont l’éducation est confiée à la veuve Scarron, future Mme de Maintenon. Six d’entre eux sont légitimés par le roi à partir de 1673.

ANECDOTE

Mme de Montespan couvre ses murs de peintures et fait de son appartement « le centre de l’esprit » de la Cour du roi. Sous sa protection, sont placés des artistes aussi illustres que Molière ou les poètes La Fontaine et Philippe Quinault.

 

La marquise de Montespan s’impose dans la vie du Château. Son cercle « devint le centre de la Cour, des plaisirs, de la fortune, de l’espérance et de la terreur des ministres et des généraux d’armée », note Saint-Simon dans ses Mémoires. Avec un goût prononcé pour le luxe et les arts, elle couvre ses murs de peintures et fait de son appartement « le centre de l’esprit » de la Cour du roi. Sous sa protection, sont placés des artistes aussi illustres que MolièreLa Fontaine ou Philippe Quinault.

Mais après ces longues années de faveur, la marquise de Montespan peine à s’opposer à ses rivales et finit par lasser le souverain avec ses sautes d’humeurs. Louis XIV l’éloigne progressivement de son appartement et de la Cour. L’habile Mme de Maintenon profite de cette disgrâce pour s’imposer. La marquise, compromise dans la vaste affaire des Poisons et négligée par le roi, se retire finalement en 1691, dans le couvent de Saint-Joseph à Paris. Elle meurt en 1707.