Jean-Baptiste Colbert Le gestionnaire de l’État (1619-1683)

Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des Finances de Louis XIV, a cumulé presque toutes les charges de l’État. Considéré comme un gestionnaire accompli, il se charge du développement du commerce, de l’industrie, de la Marine royale, de l’aménagement de Paris et de l’essor des sciences. En relation constante avec le roi, il reste l’un de ses meilleurs hommes de confiance.

Issu d’une famille engagée dans les relations internationales depuis le XVIe siècle, fils d’un marchand drapier, Colbert entre au service de l’État en 1640. Homme de confiance de Mazarin, il est nommé ministre par Louis XIV en 1661, et cumule peu à peu toutes les charges du gouvernement à l’exception des ministères de la Guerre et des Affaires étrangères. Contrôleur général des Finances, puis secrétaire d’État à la Maison du Roi, secrétaire d’État à la Marine et Surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures, il travaille avec le roi cinq fois par semaine et entretient avec lui une correspondance régulière.

 

Colbert donne une impulsion sans précédent au commerce et développe l’influence du royaume dans le monde avec la création dans les années 1660 et 1670, des compagnies commerciales, à l’image de la Compagnie des Indes Orientales. L’État lui doit le comptoir de Pondichéry au sud-est de l’Inde, et l’implantation française en Nouvelle-France, futur Québec.

 

Bâtisseur, il s’occupe également de Paris avec notamment l’aménagement de nombreuses places et du jardin des Tuileries. Attaché aux sciences, Colbert est à l’origine de la création de l’Académie des Sciences en 1666, ainsi que de l’Observatoire de Paris l’année suivante.

Malgré une certaine perte d’influence à la fin de sa carrière, Colbert ne sera jamais disgracié. Il est l’un des rares hommes dont Louis XIV sera toujours sûr. Il meurt en 1683 et est enterré à l’église Saint-Eustache. Son nom a donné le colbertisme, théorie économique qui implique dirigisme étatique et protectionnisme.