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L'HistoireLes grandes dates

1742 Visite de l’ambassade de la Sublime Porte

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11 janvier 1742

Première ambassade reçue dans la galerie des Glaces depuis 1715, la Sublime Porte est accueillie suivant un rituel bien rodé. L’enjeu est de taille : l’alliance de la France avec l’Empire ottoman ou Turquie. La guerre de Succession d’Autriche, ennemi héréditaire de la France, a commencé.

Il n’y a pas eu d’ambassadeur dans la galerie depuis celui de Perse en 1715. Les habitudes sont perdues lorsqu’on annonce l’arrivée de Méhémet Saïd Pacha, ambassadeur de la Sublime Porte (Turquie). Louis XV fait rechercher les dispositions prises en 1715 et la description faite par Dangeau, mémorialiste du règne de Louis XIV, dans son Journal. Avec le même souci archéologique, la place du trône et des tribunes, le nombre de marches de l’estrade et de tapis sur le parquet sont étudiés avec soin. Un problème demeure : la place de la reine Marie Leszczinska ! Jamais reine n’a assisté à une ambassade dans la galerie des Glaces. On la place finalement derrière une petite tribune sur le côté droit.

Le cérémonial a lieu conformément aux usages définis par Louis XIV. Louis XV est assis sur son trône avec le dauphin et les princes du sang à ses côtés. A son entrée dans la galerie, l’ambassadeur fait une première révérence, la main droite sur la poitrine. Le roi se lève sans se découvrir. L’ambassadeur fait une seconde révérence au milieu de la galerie puis une troisième, arrivé au pied de l’estrade. Il est accompagné de quatre hommes : l’interprète, l’introducteur des ambassadeurs, le grand écuyer et le gouverneur de Versailles. Monté sur le palier de l’estrade, il fait son compliment au roi, lequel lui répond. Le secrétaire de l’ambassadeur, qui se trouve derrière lui, monte sur le palier et remet la lettre du grand vizir. L’ambassadeur la tend au roi qui la remet à son ministre des Affaires étrangères. L’ambassadeur lui présente ensuite le maréchal de l’ambassade et son fils. Puis il descend les marches à reculons tandis que le roi le salue. Il refait ses révérences en sens inverse. Louis XV reste debout jusqu’à ce qu’il ait quitté la galerie.

La lettre du grand vizir contient le soutien escompté par la France dans sa lutte contre l’Autriche. Sa situation militaire est alors au plus mal. Le roi pense qu’avec le soutien complémentaire de la Russie et de la Prusse, il pourra retourner la situation. Hélas, la paix ne viendra pas avant 1748.

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