La Petite Écurie accueille différentes institutions ainsi que l’une des plus belles réserves de sculptures du château de Versailles et du musée du Louvre. Sous les voûtes de la fin du XVIIe siècle, des copies de statues antiques grecques et romaines côtoient notamment des sculptures originales provenant des jardins du château de Versailles.

Fermée au public en visite libre, la galerie des Sculptures et des M oulages n’est accessible que ponctuellement lors de certains événements tels que la Nuit des Musées ou les Journées Européennes du Patrimoine.

Pour héberger les chevaux d’attelage et les voitures de la Cour, la Petite Écurie a été érigée par Jules Hardouin‑Mansart entre 1679 et 1682, en même temps que la Grande Écurie, les deux bâtiments étant identiques et symétriques. Les trois grandes galeries qui forment l’actuelle galerie des Sculptures et des Moulages, étaient à l’origine occupées par les stalles des chevaux : soixante-huit de chaque côté de la rotonde, quarante-huit dans la galerie axiale menant à la cour principale. Le portail ouvrant sur cette dernière est dominé par Le Cocher du cirque, un relief sculpté par Louis Le Conte en 1680. Ce dernier est aussi l’auteur des quatre trophées d’armes antiques – avec armures romaines affaissées – sculptés de part et d’autre de l’arcade.

La Petite Écurie a ensuite été occupée par l’armée du milieu du XIXe siècle jusqu’en 1967. Appartenant à l’Établissement public de Versailles, elle a été complètement restaurée et accueille depuis le Centre de recherche et de restauration des musées de France, l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, ainsi que différentes collections. Depuis 1970, la galerie des Sculptures et des Moulages accueille la gypsothèque du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre.

Cette collection de moulages d’après l’Antique se distingue par la présence de tirages anciens des XVIIe et XVIIIe siècles et par un riche fonds d’architecture grecque et romaine. On peut signaler parmi les fleurons de ces copies, l’angle du Parthénon de l’Acropole d’Athènes, l’un des Dioscures du Quirinal à Rome ou encore l’Hercule Farnèse, dont l’original est aujourd’hui conservé au musée archéologique de Naples.

À ce magnifique ensemble, sont venus s’ajouter, dans le cadre de la campagne de sauvetage des chefs-d’œuvre sculptés des jardins de Louis XIV, des originaux en marbre provenant du Jardin de Versailles. Parmi ceux-ci, Apollon servi par les nymphes et les deux groupes des Chevaux du Soleil forment l’ensemble du bosquet des Bains d’Apollon, assurément le chef-d’œuvre absolu de la sculpture française du Grand Siècle.

Soucieux de poursuivre sa politique de valorisation des espaces et des collections, le château de Versailles, de concert avec le musée du Louvre, met tout en œuvre pour que le public ait accès à ces œuvres remarquables.

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