Dans la Grande Écurie, la visite de la galerie des Carrosses permet de découvrir le plus grand chantier royal jamais entrepris pour loger des chevaux. Carrosses majestueux ou petites voitures des enfants de Marie-Antoinette, chaises à porteurs ou traîneaux formant un bestiaire étrange et merveilleux : la découverte de ces œuvres constitue un témoignage exceptionnel de la vie de Cour et des fastes sous l’Ancien Régime, l’Empire et la Restauration.

Du 17 avril au 12 mai 2017, la galerie des Carrosses et l'Académie équestre de Versailles seront accessibles uniquement par l'Avenue de Paris.

Du 2 au 8 mai 2017, la galerie des Carrosses et l'Académie équestre de Versailles seront exceptionnellement fermées au public.

 

Au cœur de la Grande Écurie

Érigés par Hardouin-Mansart entre 1679 et 1682, les bâtiments de la Grande Écurie et de la Petite Écurie sont identiques, leur dénomination ne tenant pas de leurs dimensions mais de leur affectation sous l’Ancien Régime. Au nord, la Grande Écurie, sous l’autorité du Grand Écuyer de France, appelé « Monsieur le Grand », a la charge des chevaux de main, parfaitement dressés pour la chasse et la guerre. Les voitures ainsi que les véhicules de fantaisie, traîneaux et gondoles étaient sous l’Ancien Régime à la Petite Écurie dirigée par le Premier Écuyer, appelé « Monsieur le Premier », qui avait aussi le soin des chevaux d’attelage et des montures servant à l’ordinaire.

La galerie des Carrosses se situe au rez-de-chaussée de la Grande Écurie. Elle est constitué de deux galeries voûtées permettant un important redéploiement des collections sur près de 1 000 m2.

Les trônes ambulants de la galerie des Carrosses

La collection des carrosses de Versailles ne comprend pas de véhicules de voyage mais se compose uniquement de grandes berlines de cérémonie. Ainsi, chaque voiture raconte une page de l’Histoire de France à travers un événement dynastique ou politique : mariage de Napoléon Ier, baptême du duc de Bordeaux, sacre de Charles X, funérailles de Louis XVIII. Conçus pour frapper les esprits, ces carrosses sont des œuvres d’art total. D’un luxe ostentatoire, ornés à profusion d’ors et de sculptures, réunion éblouissante de tous les arts décoratifs, ils ont été réalisés par les meilleurs artistes et artisans : architectes, menuisiers, sculpteurs, peintres, bronziers, doreurs, tapissiers, brodeurs, etc. Le carrosse du Corps, destiné à montrer le souverain, et les nombreux carrosses de suite roulent au pas, environ 3 km/h. Il faut aujourd’hui s’imaginer la splendeur de ces grandes cavalcades au milieu d’une foule en liesse, ces cortèges réunissant une quarantaine de voitures recouvertes d’or et aux dimensions impressionnantes, la beauté des centaines de chevaux empanachés et le grondement des sabots sur les pavés.

 

La visite de la Galerie des Carrosses propose également un film retraçant l’histoire de l’hippomobile depuis le règne de Louis XIV, car au-delà de leur qualité artistique, ces voitures révèlent les dernières avancées de la carrosserie française en matière d’élégance, de confort et de technique.

 

Une collection unique réunie par Louis-Philippe

Cette collection, l’une des plus importantes d’Europe, est réunie par le roi Louis-Philippe en 1831, au moment où il transforme le Château royal en musée dédié « À toutes les gloires de la France ». À la liquidation de la liste civile de Charles X – les carrosses appartiennent au roi et non à la Couronne –, Louis-Philippe acquiert dix voitures de cérémonie présentant un intérêt historique, avec de splendides harnais garnis de bronze doré. C’est ainsi qu’arrivent à la Petite Écurie les berlines impériales et royales et, deux ans plus tard, le char funèbre de Louis XVIII. Le roi demande alors à l’architecte Charles-Auguste Questel de créer à Trianon un bâtiment destiné à accueillir les voitures. Par des dépôts du Garde-Meuble royal puis du Mobilier national, chaises à porteurs et traîneaux de fantaisie rejoignent les collections en 1851, lorsque le premier musée des Voitures de Trianon ouvre ses portes au public. En 1978, la collection est rapatriée à la Grande Écurie et le bâtiment Questel détruit. En 1997, le musée des Carrosses de Versailles ouvre au public, un musée agrandi et redéployé en 2016 dans deux galeries de la Grande Écurie.

Bibliographie

Pour plus d’informations, un guide spécifique a été édité à l’occasion de la réouverture de la galerie des Carrosses :

La Galerie des Carrosses. Château de Versailles, Hélène Delalex, Paris, Artlys, 2016.

 

Visites et spectacles

Académie équestre nationale du domaine de Versailles

Créée en 2003 dans la Grande Écurie

Accès gratuit

La galerie des Carrosses est accessible en visite libre gratuitement pour tous, aux horaires d'ouvertures. Vous pouvez compléter votre visite par une visite guidée. 

visite guidée

Les écuries et la galerie des Carrosses

Véritable palais consacré à la gloire du cheval, les écuries de Versailles édifiées par Jules Hardouin-Mansart étaient le lieu d'une vie trépidante débordant largement le cadre des soins ordinaires prodigués aux chevaux et de l'entretien des voitures de la Cour. Elles furent notamment le cadre de fêtes fastueuses. La galerie des Carrosses, créée par Louis-Philippe, abrite une précieuse collection de traineaux, de voitures et de harnais.

Durée : environ 1h30

7 € Réserver

 

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