Restauration d'Apollon servi par les Nymphes
Restauration d'Apollon servi par les Nymphes
Des statues en bronze, symbolisant les quatre grands fleuves et les quatre principales rivières de France, ornent le Parterre d’Eau. Dans l’Antiquité, les Grecs puis les Romains représentaient les fleuves sous la forme de vieillards barbus allongés, couronnés de roseaux, tenant un aviron ou une corne d’abondance, symbole de l’eau source de richesse. Pour identifier le fleuve et la région qu’il fertilise, le sculpteur de La Loire a modelé des asperges et des artichauts, légumes très appréciés de la Cour au XVIIe siècle et cultivés dans la vallée de La Loire.
La tête du dieu Soleil Apollon, entourée de rayons, rappelle l’emblème choisi par Louis XIV. Les vases, qui peuvent être copiés sur ceux de la Rome antique, évoquent parfois un événement plus récent.
Celle-ci fait partie d’un ensemble de 24 figures commandées par Colbert en 1674 et qui devaient, à l’origine, orner le Parterre d’Eau. A Versailles, les saisons sont figurées par des hommes et des femmes chargés d’attributs qui permettent de les identifier : l’Hiver, dernière saison de l’année, est représenté par un vieillard. Il a froid et essaye de se réchauffer à un brasero d’où sortent des flammes. L’Hiver symbolise la fin de la vie humaine ; Girardon a donné une figure pathétique à ce vieil homme songeur et transi, proche de la mort.
Cette statue en marbre représente un Indien avec, à ses pieds, un alligator. A cette époque, pour les Européens, l’Amérique est le pays des Indiens, tireurs à l’arc, coiffés de plumes et réputés coupeurs de tête. Les alligators peuplaient alors le Mississippi.