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L'HistoireVersailles au cours des siècles

Jean-Henri Riesener

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Ebéniste ordinaire du mobilier de la Couronne (1734-1806)

Ebéniste favori de Marie-Antoinette, Riesener est le maître incontesté du mobilier Louis XVI. Il acheva aussi pour Louis XV l’un des plus fabuleux meubles du monde : le bureau de son cabinet intérieur à Versailles.

D’origine allemande, Riesener entame sa carrière pour la monarchie par le bureau à cylindre de Louis XV placé dans son cabinet intérieur. Commandé en 1760 à son beau-père et maître Œben, il constitue un meuble exceptionnel par sa nouveauté, le raffinement de sa marqueterie, la qualité de ses bronzes et surtout l’ingéniosité de son mécanisme : l’intégralité du bureau se ferme d’un seul coup de clef et s’ouvre sur la simple pression d’un bouton ! Achevé en 1769, il est modifié sous la Révolution par son auteur qui doit supprimer les symboles royaux. Le prestige du meuble fut immense et établit définitivement la réputation de Riesener.

Les commandes de la Cour ne cessent dès lors d’affluer. Il sera pendant plus de dix ans le principal fournisseur des résidences royales. Mais ses prix effarants lui aliènent une partie de sa clientèle et il se voit préférer son homologue Beneman. Marie-Antoinette lui conserve néanmoins sa confiance.
 
Dès 1775, Riesener livre quatre encoignures pour le salon des jeux de Louis XVI et fournit pour lui la même année un nouveau meuble exceptionnel : la commode de sa chambre à Versailles. Ses lignes droites, son caractère trapu, la lourdeur et la richesse des bronzes, le ressaut trapézoïdal marqueté de la partie centrale sont caractéristiques du style néo-classique pratiqué par l’ébéniste. A ce style pesant, il oppose un style plus sobre telle la grande table en séquoia de la bibliothèque du Roi.

Pour Marie-Antoinette, Riesener livre ses meubles les plus gracieux et novateurs : au salon des Nobles de Versailles, il fournit deux encoignures et une commode pour lesquels il abandonne la marqueterie au profit d’un simple placage d’acajou. Les bronzes sont réduits et allégés. Pour son boudoir de Fontainebleau, il livre un fragile mobilier en nacre, unique en son genre. Pour le Petit Trianon, il fournit une série de meubles originaux : table à écrire à angles arrondis, console desserte identique en acajou et bronze… Vendus aux enchères à la Révolution, Riesener rachètera une partie de ses meubles pour les revendre à une clientèle étrangère fortunée. En vain. La période marque définitivement la fin de sa géniale carrière. 

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