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Restauration du boudoir du Hameau de Marie-Antoinette

Lieu de réception privilégié pour les rares invités de la Reine, le Boudoir est un lieu à l'intérieur élégant (marbre blanc, parquet et miroir) qui a fait l'objet d'une restauration complète, tant intérieure qu'extérieure.

Depuis sa construction, le Boudoir a fait l’objet de trois principales campagnes de travaux. La première, menée sous le Premier Empire entre 1810 et 1813, intervint seulement trente ans après son édification, la seconde à l’issue d’une période de relatif abandon consécutive à la chute de l’Ancien Régime. La dernière restauration s’est achevée au printemps 2021.

La première campagne s’accompagne d’une transformation de son décor intérieur (cheminée, tenture) et de son remeublement dans le goût du Premier Empire. Pour les extérieurs, la réfection de l’escalier en pierre n'a pas été complétée par la reconstruction de l’ancienne pergola. Le jardin est, quant à lui, transformé en pelouse parcourue par des allées serpentines, selon le goût paysager de l’époque et dans le cadre d’une recomposition générale du Hameau.

Entre 1930 et 1933, est menée une deuxième campagne de restauration conduite par l'architecte Patrice Bonnet, grâce à une donation de Rockefeller. Le Boudoir a ainsi fait l’objet d’une restauration complète, tant extérieure qu’intérieure.

À partir du milieu du XXe siècle, des travaux d’entretien se succèdent ; ils concernent principalement la couverture en chaume et le décor des enduits extérieurs.

Après la restauration de la Maison de la Reine en 2018, celle du Boudoir s’inscrit dans une même logique de conservation suivant les dispositions proposées et mises en œuvre par Patrice Bonnet entre 1930 et 1933.

La restauration débutée en janvier 2020 a concerné tant l'intérieur que l'extérieur du Boudoir. Pour la partie extérieure, la restauration s'est portée sur les façades et toitures ainsi que sur la reconstruction de la pergola.

Les décors peints extérieurs ont fait l’objet d’interventions pour retrouver la diversité des effets décoratifs de la fin du XVIIIe siècle. La Restauration intérieure a porté, quant à elle, sur plusieurs éléments (lambris, plafond, cheminée, peintures, bronzerie et lustrerie, sols, menuiseries). Enfin, le jardin du Boudoir a fait l’objet d’interventions afin de rétablir des dispositions conformes au plan de Richard Mique.

Ce projet a bénéficié du mécénat de la Fondation La Marck.

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