Louis XV a toujours montré une prédilection marquée pour Trianon. Féru de jardinage et de botanique, il s’intéresse d’abord aux embellissements des jardins du château de Choisy, mais, dès la fin des années 1740, il se consacre aux aménagements de nouveaux espaces, à l’est du Grand Trianon. Ces aménagements vont, au fil des années, acquérir une importance majeure.

Entre 1749 et 1753, l’actuel Jardin français et les bâtiments qui l’accompagnent sont bâtis : Ménagerie (1749), Pavillon français (1750), Volière (1751), salon Frais (1753). Parallèlement à ces constructions, le roi développe un jardin fruitier, dotés de serres chaudes dans lesquelles sont cultivés ananas et café, ainsi qu’un jardin fleuriste offrant une orangerie, un théâtre de fleurs et de très nombreuses plates-bandes.

Bientôt, Louis XV arrête la construction d’un nouveau château dont l’implantation est résolue au cœur même de cet ensemble unique : le Petit Trianon. À la mort du roi en 1774, le jardin de Trianon passe pour l’un des plus beaux et des plus riches jardins botaniques d’Europe. Marie-Antoinette, devenue maîtresse des lieux, modifie profondément les alentours du Petit Trianon, créant un vaste jardin anglo-chinois ponctué de fabriques, mais elle épargne le Jardin français et son tracé régulier.

Le Pavillon français

Le développement des jardins de Trianon ordonné par Louis XV ainsi que la construction d’une nouvelle ménagerie conduit rapidement le roi à commander à Ange-Jacques Gabriel un bâtiment d’agrément, placé au milieu des nouveaux parterres et conçu pour être en étroite liaison avec eux. Commencés au printemps 1749, les travaux du pavillon « de la Nouvelle Ménagerie » sont achevés à l’automne 1750. Le premier architecte a imaginé un plan combinant une vaste rotonde flanquée de quatre petites ailes. L’ensemble, couronné d’une balustrade dissimulant les toitures, plaît tout particulièrement au roi qui aime à en faire les honneurs. Le duc de Croÿ compte parmi les privilégiés : « Il [le roi] mena dans son joli pavillon des jardins de Trianon, me fit remarquer que c’était dans ce goût-là qu’il me fallait bâtir. » La distribution intérieure est simple : un salon central, une antichambre, un boudoir, un cabinet de chaise doublé d’une petite pièce destinée à la préparation du café, et un réchauffoir rendu totalement indépendant du salon par la présence d’une cheminée. Celui-ci, orné de colonnes d’ordre corinthien, offre une décoration sculptée due à Jacques Verbeckt. Hommage y est rendu aux occupations des lieux : la frise au-dessus de la corniche, peuplée de poules, coqs, dindes et autres volailles, évoque les hôtes de la ménagerie voisine ; les quatre dessus-de-porte sont des allégories des quatre éléments. L’ensemble étant peint au naturel et non doré comme aujourd’hui. Ces allégories rappellent celles des groupes sculptés de la toiture, où Jules-Antoine Rousseau a figuré huit groupes d’enfants symbolisant chacun une saison ou un élément. Les quatre façades quant à elles sont chacune placée sous le signe d’une saison : l’été au sud, l’hiver au nord, le printemps à l’est et l’automne à l’ouest.

Après la mort de Louis XV, Marie-Antoinette utilise à son tour le pavillon devant lequel elle fait, comme en 1785 et 1786, dresser des tentes ou des baraques de bois pour donner un concert ou un bal.

Le Salon frais

Au sud du Pavillon français s’élève le salon Frais dans un décor de treillage récemment restitué. Salle à manger d’été édifiée elle aussi pour Louis XV, ce bâtiment, détruit au XIXe siècle, a été reconstruit dans les années 1980.

Marie-Antoinette à Trianon

La reine reçoit en 1774, le Petit Trianon des mains de Louis XVI. Le domaine deviendra son royaume. Libérée de l'étiquette, elle y crée un monde à l'image de sa personnalité et de la mode du temps.

Rendez-vous le jour de votre visite au Petit Trianon .

Durée : environ 1h30

Ce tarif s'applique en plus du droit d'entrée

7 € Réserver