Magazine

avec les éditions Soteca, 2018
19 x 26 cm, 100 p., 14,90 € TTC

La monarchie française se devait, par tradition, d’être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu’« en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu’en France ils le sont par tout le monde ». Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain…

Celle-ci s’organisait surtout pendant les « heures rompues », c’est-à-dire dans les « trous » laissés par l’emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XIV, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément « privé », il est bien difficile d’envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C’est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les « deux corps du roi », pour reprendre l’expression d’Ernst Kantorowicz.

 

Sommaire :

Vie publique, vie  privée ?
Sous le règne de Louis XIV
Louis XV : la naissance de l’intimité
Au temps de Louis XVI
Bibliographie indicative

Mécénat

Être mécène de Versailles, c’est s’inscrire dans cette chaîne qui relie l’histoire d’hier, d’aujourd’hui et de demain, transmettre aux générations futures la mémoire vivante de l’histoire qui nous a construits entretenir le savoir-faire de métiers d’art rares.

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