Groupes publics éloignés L’art contemporain
à Versailles

Aujourd’hui, comme au temps de Louis XIV, Versailles est un lieu de création contemporaine. Chaque année, un artiste de renommée internationale est invité à produire des œuvres exposées le temps d’une saison dans le Château et les jardins. En plus de cette exposition temporaire, certaines œuvres d’artistes contemporains font désormais partie intégrante du Domaine.

INFORMATIONS PRATIQUES

Durée
Variable selon l’exposition
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Saison conseillée
Haute saison, d’avril à octobre

Lieux
Château et jardins

Billet
Accès au Château gratuit en réservant une visite autonome.

Accès aux jardins gratuit sauf les jours de Grandes Eaux ou de Jardins Musicaux (de fin mars à fin octobre, la plupart des mardis, vendredis et week-ends) dans ce cas, gratuit uniquement pour les –6 ans. Vous avez plusieurs possibilités :

Une exposition annuelle et des œuvres permanentes

Foyer de création contemporaine au XVIIe et XVIIIe siècles, le château de Versailles renoue avec la création contemporaine depuis 2008. Chaque année, un artiste contemporain de renommée internationale est invité à produire des œuvres en résonnance avec l’histoire de Versailles et ses lieux exceptionnels, à la fois dans le Château et les jardins. Se sont ainsi succédés Jeff Koons en 2008, Xavier Veilhan en 2009, Takashi Murakami en 2010, Bernar Venet en 2011, Joana Vasconcelos en 2012, Giuseppe Penone en 2013, Lee Ufan en 2014, Anish Kapoor en 2015 et Olafur Eliasson en 2016. Ces expositions ont généralement lieu en haute-saison entre mars et octobre.

En parallèle, le château de Versailles s’enrichit régulièrement d’œuvres d’art contemporain permanentes, au fil des réaménagements intérieurs ou extérieurs.

Le lustre de l’escalier Gabriel

Si vous venez en visite libre, vous pourrez seulement observer le bas de l’escalier Gabriel car il n’est accessible qu’aux groupes ayant une réservation, vous pourrez néanmoins l’observer à nouveau au premier étage, depuis le salon d’Hercule, dont une porte donne sur cet escalier.

Si vous venez en visite autonome, après le contrôle de sécurité et des billets de l’entrée B des groupes, votre groupe peut déposer des effets à la consigne, puis se rendre au pied de l’escalier Gabriel. Depuis 2013, l’escalier Gabriel est illuminé par un lustre créé par les artistes contemporains Ronan & Erwan Bouroullec et réalisé par Swarovski. Le lustre est formé de trois cordes, chacune constituée de centaines de blocs de cristal illuminés par des LEDs qui diffusent une lumière douce et enveloppante. Ces immenses lignes souples forment un dessin organique régi par les lois de la pesanteur que chacun peut appréhender différemment et progressivement en empruntant les deux volées de marches de l’escalier. Le cristal assure un lien avec le passé puisque, historiquement, l’ensemble des lustres de Versailles ont été confectionnés avec ce matériau. Retrouvez le dossier pédagogique sur le sujet.

Le pavillon Dufour

À la fin de votre visite, vous sortez par le pavillon Dufour, déjà découvert si vous êtes entrés par l’entrée A. Ce pavillon tient son nom de l’architecte qui l’avait finalement réalisé entre 1814 et 1817, sur les plans dessinés par Gabriel en 1770. Pour mieux accueillir les visiteurs individuels ou les groupes sans réservation, le pavillon Dufour a été réaménagé entre 2011 et 2016 par l’architecte Dominique Perrault et la designer Gaëlle Lauriot-Prévost. Au rez-de-chaussée, une grande vague dorée accompagne la traversée des visiteurs, éclairée par les nombreux lustres et leurs réflecteurs en pales dorées. Au sol, un parquet de lattes métalliques enchevêtrées revisite les complexes parquets de bois du Château.

Au sous-sol du pavillon, que vous traverserez à la toute fin de votre visite pour sortir du Château, ne manquez pas l’œuvre de Claude Rutault. Le dialogue entre marbre et peinture traduit la préoccupation de l’artiste de confronter le peint et le non-peint.

Réaménagement du Théâtre d’Eau

Rendez-vous également dans les jardins pour découvrir le bosquet du Théâtre d’Eau [42 sur le plan du domaine] redessiné par Louis Benech et investi par les sculptures fontaines de Jean-Michel Othoniel. Vous pouvez le découvrir avec le dossier pédagogique qui lui est dédié.

Aujourd’hui se pose la question de la gestion des jardins et de leur entretien, notamment depuis la tempête de 1999 qui a fortement endommagé le Domaine. Si le choix porte souvent sur un retour à l’état qu’a connu Louis XIV, l’un des bosquets a fait l’objet d’une réhabilitation contemporaine. Créé entre 1671 et 1674, le bosquet du Théâtre d’Eau était l’un des plus riches conçus par Le Nôtre à Versailles, accueillant une scène et des gradins entourés de complexes jeux d’eau. Après sa destruction par Louis XVI, ses tracés sont simplifiés. En 2011, un concours est lancé pour donner un nouveau souffle à ce bosquet laissé à l’abandon. Le projet retenu est celui du paysagiste Louis Benech, associé, dans le cadre du 1% artistique, à l’artiste plasticien Jean-Michel Othoniel, qui invite le visiteur à une promenade dansante, inaugurée en 2015. Trois sculptures fontaines en perles de verre reprennent les chorégraphies mises en écriture par Raoul Auger‑Feuillet pour Louis XIV. Dans ces écrins de divertissement que sont les bosquets, le roi danse à nouveau, sur l’eau.

    Qu’est-ce que le 1% artistique ?

    Il s’agit d’une mesure pour soutenir la création et sensibiliser l’ensemble de la société à l’art contemporain, par la diversité des équipements concernés (bâtiments scolaires, commissariats, palais de justice...). Un dispositif législatif institue la création d’œuvre d’art contemporain pour chaque construction publique, création dotée d’un budget équivalent à 1% du budget hors-taxe de la construction. Initiée dès 1951 pour les établissements scolaires, cette mesure a été progressivement étendue à l’ensemble des constructions publiques et a donné naissance à plus de 12 600 œuvres.

    Dans ce même contexte, Philippe Cognée a été choisi en 2009 pour réaliser une série de tableaux, lors des travaux dans le Grand Commun réservé à l’administration. Echo se compose de quarante-quatre tableaux circulaires – des tondi – qui évoquent l’univers du Château à travers les détails de ses jardins et ses appartements. L’œil du peintre passe, traverse l’histoire, glisse de l’intérieur à l’extérieur, Versailles apparaît et disparaît alors dans la matière de la peinture. Placés côte à côte, ils constituent un ensemble aérien, « léger comme des bulles », qui évoque une constellation et raconte des histoires sur ce lieu de mémoire. Ces œuvres avaient été exposées au public pendant les travaux et ont fait l’objet d’un ouvrage aux Éditions Dilecta.

    Votre groupe mérite bien une pause déjeuner ou goûter !

    Prolongez la visite !

    conseils de visite

    • Pour savoir quel est le meilleur moment pour visiter le Château, reportez-vous au tableau d'affluence.
    • Prudence, veuillez être attentifs aux pickpockets à l’intérieur et à l’extérieur du Château.
    • Dans les salles, les photographies sans flash sont autorisées, les perches à selfie sont interdites.
    • Avant le Château… Il y avait un moulin ! À cause du vent et des courants d’airs dans le Château, prenez de quoi vous couvrir, même en été.
    • Des consignes et des toilettes sont à votre disposition sur l’ensemble du Domaine.

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