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Élisabeth Louise Vigée Lebrun

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Une grande portraitiste (1755-1845)

Élisabeth Louise Vigée-Lebrun est l’une des grandes portraitistes de son temps, à l’égal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze. Issue de la petite bourgeoisie, elle va trouver sa place au milieu des grands du royaume, et notamment auprès du roi et de sa famille. Elle devient ainsi le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette.

Fille de Louis Vigée, pastelliste, membre de l’Académie de Saint-Luc, et de Jeanne Maissin, d’origine paysanne, Elisabeth Louise Vigée est baptisée à l’Eglise Saint-Eustache de Paris et entre, à l’âge de six ans, comme pensionnaire à l’école du couvent de la Trinité, rue de Charonne dans le faubourg Saint-Antoine. Dès son plus jeune âge, la jeune fille dessine partout : sur ses cahiers, sur les murs de son école et de manière prophétique, son père dit à sa fille, « Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n’en sera ». Très attachée à son père, il disparait lorsqu'Elisabeth n’avait encore que douze ans. Il avait eu le temps de reconnaître ses dons artistiques et de lui enseigner le maniement des instruments de l’art, et surtout les secrets de la peinture au pastel, sa propre spécialité. La jeune artiste eut tout naturellement ses proches pour premiers modèles, notamment le marchand de tableaux Jean-Baptiste Pierre Lebrun, qu’elle épouse en 1776.

Marie-Antoinette, reine de France (1755-1793)

La consécration

Après quelques années de formation dans les ateliers de Blaise Bocquet, Pierre Davesne et Gabriel Briard, Elisabeth Louise Vigée Lebrun acquit ainsi peu à peu une technique très sophistiquée et très personnelle qui lui permet de se mesurer aux portraitiste les plus habiles de son temps. Cette maîtrise, la renomée de son frère poète, son mari avisé et un réseau de relations influentes, lui assurèrent rapidement une clientèle choisie et une célébrité grandissante. Membre de l'Acédémie de Saint-Luc (Communauté des maîtres peintres et sculpteurs de Paris) à partir de 1774, l'artiste devient quatre ans plus tard le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette, qui deviendra sa protectrice et sa confidente. En 1783, grâce à l'intervention de la souveraine, Madame Vigée Lebrun est reçue à l'Académie royale de peinture et de sculpture avec pour morceau de réception un tableau à sujet allégorqie : La Paix ramenant l'Abondance. Le directeur de l’institution, Jean-Baptiste Marie Pierre, s’était fortement opposé à la candidature de la nouvelle venue. Selon les règles en vigueur, la profession commerçante de son époux n’aurait pas dû lui permettre de prendre place parmi l’assemblée, une femme n’ayant pas de statut social autre que celui de son époux. En obtenant cet honneur, la portraitiste accédait à la consécration.

Sélection d'oeuvres de Vigée Lebrun dans les collections du Château

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