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La restauration du Salon de Mercure

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Les acquisitions du château de Versailles

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Dernières acquisitions

Jatte à punch du service à fond bleu céleste de Louis XV

Janvier 2012

Cette jatte à punch fait partie du grand service de table dit « à fond bleu céleste » exécuté pour Louis XV entre 1753 et  1755 à la Manufacture royale, alors installée dans l’enceinte du château de Vincennes. Il est composé de  1749 pièces de porcelaine tendre et porte un décor de fleurs et de fruits, inscrit dans des cartouches soulignés d’or. Le fond bleu céleste utilisé a été créé par le chimiste Hellot spécialement à l’occasion de cette commande. Une fois livré, ce service a été utilisé par la famille royale jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

 Exceptionnelle par son décor et par l’ampleur du service de table auquel elle appartient, cette jatte à punch l’est aussi par son excellent état de conservation et par son caractère nouveau au moment de sa commande : sa forme a été suscitée par l’engouement venu d’Angleterre pour une boisson nouvelle, le punch,  servi à la fin du repas lors du service du dessert. Elle rejoint les sept pièces appartenant au même service déjà présentes au château de Versailles, dans la salle à manger dite aux porcelaines.

 Cette acquisition a été rendue possible grâce au mécénat de KPMG.

Portrait de la comtesse Du Barry en Flore par François-Hubert Drouais

Mai 2011

Peintre attitré de Madame Du Barry, François-Hubert Drouais (1727-1775) l’a représentée à de multiples reprises. Il a en particulier exposé au Salon de 1769 deux portraits la montrant en Flore et en costume de chasse. Entre 1770 et 1774, le portrait en Flore a fait l’objet, à la demande de Madame Du Barry, de sept à huit répliques ou copies, chacune légèrement différente, destinées à son entourage. C’est vraisemblablement la première version de ce portrait, celle qui a été exposée au Salon de 1769, dont le château de Versailles a fait l’acquisition.

Cette œuvre vient enrichir les collections du château de Versailles à plus d’un titre. Elle rejoint en effet le bel ensemble de portraits réalisés par  François-Hubert Drouais déjà conservé au château de Versailles. Surtout, à la date de l’acquisition, le château de Versailles ne possédait plus aucune représentation peinte de Madame Du Barry, qui a pourtant été une figure majeure des dernières années du règne de Louis XV.

L’acquisition de ce portrait a été rendue possible grâce au soutien de la Société des Amis de Versailles

Portrait au pastel de la comtesse d’Artois par Joseph Boze

Mai 2011

Joseph Boze, meilleur pastelliste que peintre, se fit une spécialité du portrait ovale au pastel. Installé à Versailles en 1785, il reçut la même année d’importantes commandes de portraits pour la famille royale. Marie-Thérèse de Savoie, belle-sœur de Louis XVI, alors âgée de vingt-neuf ans, est peinte dans une tonalité gris bleu qui accentue son air mélancolique. Alors que le traitement des étoffes séduit par son aspect précis et illusionniste, la technique du pastel confère un aspect doux à son visage, pourtant décrit comme ingrat par ses contemporains. La comtesse d’Artois sembla satisfaite de son portrait et en commanda deux copies qu’elle offrit à des dames de son entourage.

Ce portrait est désormais à Versailles la représentation la plus tardive de la comtesse d’Artois mais également la plus fidèle et précise de son visage. Il complète le bel ensemble de pastels par Boze déjà conservés au château de Versailles.

Bureau de Riesener pour Marie-Antoinette

Bureau de Riesener pour Marie-Antoinette

Mars 2011

Ce bureau, commandé par Marie-Antoinette à son ébéniste favori, Jean-Henri Riesener, était à l’origine destiné au salon de la maison de la Reine au Hameau. Meuble d’exception par sa facture, il l’est aussi par sa rareté : comme toutes les autres pièces du mobilier de Versailles, il avait en effet été vendu lors des ventes révolutionnaires de 1793-94. Bon nombre de ces meubles se trouve à présent définitivement immobilisé dans les musées anglais ou américains. L’acquisition de ce meuble, qui revient à Versailles après 217 ans, constitue donc un événement pour le château et s’inscrit résolument dans la politique de remeublement engagée dans les années 1950.

Cette acquisition a été rendue possible grâce au soutien de Sanofi - Aventis et de LVMH.

En savoir plus sur ce meuble et son acquisition

Acquisition d'un ensemble de quatre pliants par Sené

Juillet 2010

Ces élégants pliants font partie d’un ensemble de soixante quatre pliants provenant d’une commande pour le Salon des Jeux de la Reine Marie-Antoinette au château royal de Compiègne, livrés en deux groupes à la reine par Jean-Baptiste-Claude Sené (1748 - 1803). Vingt-quatre de ces pliants furent immédiatement placés dans la salle du trône du château de Fontainebleau où ils figurent encore. Ces pliants sont destinés à être installés dans la chambre de Louis XV.

Participation de la Société des Amis de Versailles et du Fonds du Patrimoine

 Fauteuil de bureau provenant du garde-meuble de la couronne

Fauteuil de bureau provenant du garde-meuble de la couronne

Juillet 2010

Ce fauteuil est aujourd’hui le seul fauteuil de bureau identifié provenant des livraisons faites au Garde-Meuble royal au milieu du XVIIIe siècle. Il constitue de ce fait un élément de référence unique qui permettra, à l’avenir, d’identifier d’autres fauteuils de bureau du mobilier royal. Caractéristique des productions parisiennes à l’époque où le rocaille connaît son apogée, ce siège présente des proportions légèrement différentes de celles d’un fauteuil de salon, notamment dans l’abaissement du dossier. La sculpture, de belle qualité, souligne les éléments structurants du siège. Son acquisition vient combler une lacune dans la typologie des meubles du Garde-Meuble de la Couronne conservés à Versailles. C’est de plus, l’un des rares sièges identifiés de l’époque rocaille provenant du Garde-Meuble de la Couronne. Il vient rejoindre le bureau plat qui fit partie de la même livraison pour Fontainebleau en 1745 et qui vient d’être déposé par le Mobilier National.

Ce fauteuil est restauré avec la participation de la société Kinnarps

Acquisition d'un dessin de Charles Joseph Natoire pour la naissance du duc de Bourgogne

Juillet 2010

Ce grand dessin prépare le tableau Allégorie à la naissance du duc de Bourgogne, commandé à Natoire pour célébrer la naissance attendue du duc de Bourgogne en 1750, premier enfant du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. Le nouveau-né se révéla être une fille, appelée Marie-Zéphirine (morte en 1755). Le premier duc de Bourgogne, Louis-Joseph-Xavier, naquit l’année suivante. Le dessin présente de nombreuses différences avec le tableau réalisé ce qui le rend particulièrement intéressant. L’iconographie y est beaucoup plus riche. Jupiter et Junon président à la scène tout en haut, tandis que Mercure est chargé d’annoncer la nouvelle. Des instruments des arts et des sciences, préfigurant l’éducation future du duc de Bourgogne attendu, sont représentés. La Dauphine, se relevant de ses couches, est figurée au centre, entourée de Minerve et des trois Grâces qui vont présider à l’éducation. L’allégorie de la France a entre les bras le nouveau-né, Hercule se tient auprès d’elle. Le tableau peint par Natoire est beaucoup plus simple dans son iconographie et fut présenté dans l’appartement du Dauphin dès le 2 septembre 1750.

Acquisition de deux dessins de Jean-Baptiste Regnault (1754 - 1829)

Juillet 2010

Commandés en 1785 par le comte d’Angiviller pour Marie-Antoinette, les deux dessins de Jean-Baptiste Regnault sont en relation avec les dessus de porte du salon des Nobles dans le Grand Appartement de la reine. En 1785, la reine Marie-Antoinette modifie la décoration et le mobilier de la pièce pour les mettre au goût du jour. On remplace notamment les anciens dessus de porte de Madeleine de Boullogne par de nouvelles compositions demandées à Jean-Baptiste Regnault sur le thème des arts : Dibutade, ou l’invention de la peinture et Pygmalion, ou l’invention de la sculpture. Les deux dessins présentent des différences notables avec les peintures en place, notamment dans les détails des décors et dans les attitudes des personnages. À ce titre, ils permettent de documenter le processus de création de l’artiste. Il s’agit très vraisemblablement de dessins préparatoires aux peintures. Les deux feuilles sont en outre d’une grande qualité d’exécution.

Acquisition de deux estampes représentant les deux cabinets de Louis XIV

2009

Ces deux estampes sont les seuls tirages connus de cuivres représentant les deux célèbres cabinets réalisés pour Louis XIV à l’atelier des Gobelins par l’ébéniste Domenico Cucci. Achevés en 1682, ils sont aujourd’hui conservés dans les collections du duc de Northumberland. Ils furent les derniers grands meubles de ce type commandés par Louis XIV. Ces deux estampes apportent des informations précieuses pour la connaissance de ces cabinets. Les annotations portées à l’encre en marge des compositions laissent penser qu’elles devaient être coloriées afin de rendre compte de toute la magnificence des meubles dans leur riche polychromie. Elles donnent également une image de l’état d’origine des cabinets, avant les interventions réalisées en Angleterre dans les années 1820 lors de leur acquisition par le duc de Northumberland. Par ailleurs, elles permettent de connaître certains éléments aujourd’hui abîmés. L’absence de « lettre » au bas des planches rend l’identification de leur auteur incertaine.

Don de la Société des Amis de Versailles

Acquisition du Tapis de la Savonnerie provenant de la chapelle royale de Versailles

Juillet 2009

Ce tapis correspond au compartiment central d'un des cinq tapis formant le grand tapis de la nef de la chapelle de Versailles bénie en juin 1710. Louis XIV avait commandé des tapis à la manufacture de la Savonnerie. Les trois premiers de la nef sont livrés en 1726 et les deux suivants en 1728. Chacun de ces tapis d'une longueur de 9m30 était composé de trois compartiments à peu près carrés. La hauteur totale des cinq tapis atteignait un peu plus de vingt-deux mètres. Le présent tapis présente en son centre un cartouche aux armes de France entouré des colliers des ordres de St Michel et du St Esprit, surmonté de la couronne royale fermée, et flanqués de deux ailes éployées, les bâtons royaux la main de justice et le sceptre disposés en sautoir. Le cartouche se détache sur un fond blanc jonquille, les cotés agrémentés de guirlandes de fleurs et de fruits au naturel. Cet exceptionnel tapis par sa qualité comme son parfait état de conservation, fut probablement vendu par le Directoire puis on le retrouve dans les collections de la famille Rothschild à Vienne dans les années 1860.

L'acquisition de ce tapis classé  « œuvre d'intéret patrimonial majeur » a été rendue possible grâce au mécénat de Total.