Quelques œuvres de l'exposition
Quelques œuvres de l'exposition
Vues de l'exposition
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Le groupe original de Latone et ses enfants a été restauré pour l'exposition. Cette œuvre, sans doute une des plus célèbres des jardins de Versailles, avait été mise à l’abri en 1981 et est visible pour la première fois depuis plus de 30 ans.
Ce groupe sculpté est le premier à avoir été réalisé en marbre pour les jardins de Versailles. Placé au sommet du bassin de Latone, à l'extrémité est des jardins, il a été conçu en même temps que le bassin du Char d’Apollon, situé quant à lui à leur extrémité ouest. Ces deux bassins illustrent à eux deux le mythe solaire sur l'axe principal des jardins. Ce groupe met en scène Latone entourée de ses enfants, Diane et Apollon, implorant le secours de Jupiter, père de ces derniers.
Le bassin de Latone fera bientôt l’objet d’une restauration. En savoir plus.
Cette sculpture de marbre représentant Hermès est une des 3 œuvres antiques que Louis XIV a fait venir de Rome. Parvenir à sortir un antique de la Ville éternelle constituait alors un véritable exploit. Le Cincinnatus avait quitté Versailles en 1797 et y revient pour la première fois depuis.
Dès le XVIe siècle, cette sculpture a fait l’objet de restaurations et c’est à l'une d'elle qu’elle doit son nom. Un restaurateur lui avait ajouté un soc de charrue, identifiant le personnage à Cincinnatus. Ce consul et dictateur légendaire de Rome aurait, selon Tite-Live, abandonné précipitamment ses travaux des champs pour prendre la tête de l’armée romaine. Cette interprétation a depuis été remise en cause : la statue représente en fait Hermès, le messager des dieux, rattachant sa sandale et suspendant son geste pour écouter les ordres de Zeus.
Cette statue égyptienne de la déesse Isis revient pour la première fois à Versailles depuis son entrée dans les collections du Louvre au tournant des XVIIIe et XIXe siècle. A l’issue de l’exposition, elle restera à Versailles et sera replacée dans l’Orangerie, dans la niche qu’elle occupait à la fin du règne de Louis XIV.
Exécutée en marbre noir, cette sculpture était encore considérée au XIXe siècle comme celle d’une reine d’Egypte. Son identification a changé depuis, en raison de l’agencement du drapé et du nœud formé au niveau de sa poitrine, qui sont caractéristiques des représentations de la déesse égyptienne Isis. Du fait de sa taille monumentale et de son retour durable à Versailles, cette statue a été choisie pour ouvrir le parcours de l'exposition.