Quelques œuvres de l'exposition
Quelques œuvres de l'exposition
Vues de l'exposition
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Cette toile monumentale de Rubens revient exceptionnellement à Versailles à l’occasion de l'exposition. Dès son installation à Versailles en 1682, Louis XIV l'avait placée derrière son trône dans le salon d’Apollon.
Le sujet est tiré du récit de l’historien grec Hérodote. Cyrus le Grand, qui était en train de constituer l’Empire perse, voulut soumettre les Scythes Massagètes. Leur reine Thomyris ayant refusé sa proposition de mariage, le roi perse déclencha une guerre qu’il perdit. Rubens représente ici Thomyris devant son trône, faisant plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang afin qu’il se rassasie de ce liquide qu’il avait tant fait couler. Placée dans la salle du Trône, cette toile résonne comme un appel aux rois à apprendre à borner leur soif de conquêtes.
Cette huile sur toile de Houasse représentant le réveil de Morphée à l’approche d’Iris est représentative de la façon dont la peinture du XVIIe siècle a puisé son inspiration dans les thèmes et les formes antiques.
Le sujet, issu des Métamorphoses d’Ovide, met en scène Iris dont la chevelure et le nez droit rappellent la statuaire antique. La messagère des dieux est ici envoyée par Junon pour persuader le Sommeil, identifié à Morphée et peint sous les traits d’un jeune homme, de révéler en songe à une femme la mort de son mari. Les putti endormis au premier plan représentent les songes. Cette toile s’inscrit également dans un XVIIe siècle finissant en peinture et annonce l’arrivée des thèmes galants du siècle suivant.
Ce baromètre monumental est un témoignage unique de l’extrême raffinement des objets d’inspiration antique fabriqués au XVIIIe siècle. Entièrement réalisé en bois doré et sculpté, il constitue une allégorie de la Paix façonnée au moyen de symboles empruntés à l’Antiquité.
L’organisation générale du décor est en effet pensée comme un trophée d’armes gréco-romain illustrant la Paix. Le cadran est traité comme un blason, bordé de fleurs et encadré par des attributs de la guerre, drapeaux, lances, enseignes et haches. Il est soutenu par deux amours ; celui de gauche, symbole de la Victoire, piétine un monceau d’armes ; l’autre, à droite, désigne avec un rameau d’olivier l’inscription « beau fixe » sur le cadran. Toute la sculpture du baromètre dessine ainsi une allégorie de la Paix.