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Splendeur de la peinture sur porcelaine

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Biographie de Dodin

Du 16 mai au 9 septembre 2012, le château de Versailles présente l'exposition Splendeur de la peinture sur porcelaine. Charles Nicolas Dodin et la manufacture de Vincennes-Sèvres au XVIIIe siècle dans les appartements de Madame de Maintenon et dans la salle des Gardes du Roi.

Charles Nicolas Dodin (1734-1803), qui a consacré ses quarante-neuf années de carrière à la Manufacture royale de porcelaine, en a été à un des peintres les plus doués au XVIIIe siècle.

Baromètre-thermomètre

Vie et carrière


Né et baptisé à Versailles en 1734, Dodin est le second fils de Nicolas Dodin, marchand épicier à Versailles, et de Marie de Nauroy, fille d’un marchand tapissier. En 1756, il fait la connaissance de sa future épouse, Jeanne Chabry, fille d’un maître sculpteur actif à la Manufacture à partir de 1750. Célébré en 1762, leur mariage donne naissance à cinq enfants, de 1763 à 1778. Dodin meurt en 1803, à l’âge de 69 ans, après avoir consacré quarante-neuf ans de son existence à la Manufacture.

Dodin entre à la Manufacture de porcelaine de Vincennes en 1754, à l’âge de 20 ans, et la suit lors de son déménagement à Sèvres en 1756. Embauché comme peintre de figures, il exerce tout au long de sa carrière ses talents dans ce genre qui est le plus élevé dans la hiérarchie en vigueur à la Manufacture. Très tôt considéré comme un des meilleurs artistes de cet établissement, il contribue à ses plus grandes commandes, parmi lesquelles des garnitures de vases pour Madame de Pompadour et Louis XV, des plaques pour les meubles de Madame Du Barry et des services de table pour Catherine II de Russie et Louis XVI.



Vase « à bâtons rompus »

Œuvre


L’évolution des sources d’inspiration de Dodin reflète l’évolution des goûts dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. De 1754 à 1757, il peint essentiellement des amours en camaïeu ou en polychromie à la manière de François Boucher et de ses émules. De 1758 à 1761, il est attiré par les sujets flamands ou hollandais, notamment des gravures d’après David Téniers le Jeune. De 1760 à 1763, il exécute des décors chinois, inspirés à la fois par des œuvres d'artistes français et par des sources orientales. A partir de 1760, il travaille d’après les grands maîtres contemporains, parmi lesquels Jean-Baptiste Oudry, Carle van Loo, François Boucher, François-Hubert Drouais et Jean-Honoré Fragonard. Enfin, sous la Révolution, il peint à plusieurs reprises des allégories républicaines.

Dans le même temps, Dodin s’adapte à l’évolution des formes et des décors en usage à la Manufacture, depuis le style rocaille le plus affirmé jusqu’au néo-classicisme le plus abouti. Il est par ailleurs un peintre remarquable de plaques en porcelaine tendre montées sur des meubles, des pendules, des baromètres ou encore des petites boîtes. Il est aussi le premier artiste de Sèvres à avoir peint des plaques en porcelaine destinées à être accrochées au mur et encadrées comme de véritables toiles peintes.

Sigle de Dodin

Destination et postérité de l’œuvre


Dès leur exécution, les œuvres de Dodin ont figuré dans les plus grandes collections d’œuvres d’art, chez Louis XV et chez Louis XVI à Versailles, chez les maîtresses royales Mesdames de Pompadour et Du Barry, chez les comtes de Provence et d’Artois, chez Catherine II de Russie et chez des souverains étrangers bénéficiaires des somptueux cadeaux diplomatiques.

Au siècle suivant, la signature de Dodin, le sigle « k » qu’il appose sur ses œuvres pour montrer qu’il en est l’auteur, est toujours recherchée par les plus grands amateurs, comme les Rothschild, sir Richard Wallace ou le baron Double. C’est la raison pour laquelle beaucoup de ses œuvres se trouvent aujourd’hui conservées dans les plus grandes collections de porcelaines européennes et américaines.