Château de Versailles

Les acquisitions du château de Versailles

Dernières acquisitions

2013


2012


2011


2009 - 2010


2009 - 2010

Trois vases de Madame Victoire

Mai 2013

En 1772, Madame Victoire, une des filles de Louis XV, a fait l’acquisition de ces trois vases pour sa chambre à coucher au château de Versailles. Madame Victoire avaient en fait acheté à la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres une garniture composée de cinq vases à fond vert. Les deux autres vases de la garniture sont aujourd’hui conservés aux Metropolitan Museum of Art.

Ces trois vases sont exceptionnels du fait de leur décor peint et de leur forme. Les cartouches sont l’œuvre de Charles-Nicolas Dodin, un des meilleurs peintres de figures de la Manufacture au XVIIIe siècle, auquel le château de Versailles a consacré une exposition en 2012. Quant aux formes, elles n’étaient pas encore représentées dans les collections nationales. Le vase central « à baguettes » porte un cartouche peint d’après un tableau exécuté en 1737 pour Louis XV, les Charmes de la vie champêtre. Sur les deux vases « à feuilles de lauriers », nous trouvons Les amants surpris, peints d’après une gravure de Gilles Demarteau, et Le Printemps, inspiré d’un des tableaux des Saisons peints en 1755 pour Madame de Pompadour.

Ces vases retrouvent aujourd’hui leur emplacement d’origine, sur la cheminée de la chambre à coucher de Madame Victoire.

Ces vases ont été acquis grâce au mécénat de la société LVMH. Cet ensemble a été reconnu "oeuvre d’intérêt patrimonial majeur".

Marie-Josèphe de Saxe en marmotte de Jean-Marc Nattier

Janvier 2013

En 1751, Jean-Marc Nattier exécute ce portrait ovale de la dauphine Marie-Josèphe de Saxe. Offert à la duchesse de Brancas, dame d’honneur de la Dauphine jusqu’en 1762, il reprend exactement le visage peint par Nattier pour le grand portrait de la dauphine en habit de cour.

Le costume en revanche est tout autre : la jeune dauphine est « en marmotte » c’est-à-dire qu’elle porte un fichu noué sous le menton. Cette coiffure appartient à l’iconographie des Savoyardes parisiennes, telle qu’elle se développe dans les années 1740-1750. Apparaissant d’abord comme un emblème d’une pauvreté vertueuse, la figure de la Savoyarde se teinte peu à peu d’une dimension plus polissonne. A partir des années 1760, cette figure est ambivalente : vertueuse montagnarde ou polissonne citadine, la Savoyarde peut aussi être une femme qui mendie et qu’on soupçonne, surtout si elle est jolie, d’offrir autre chose que ses chansons.

Le portrait de la dauphine en marmotte est iconographiquement unique, puisqu’on ne connaît aucun portrait de dames de la famille royale « en marmotte ». La dauphine aurait donc sacrifié à cette mode. Rappelons que ce portrait a vraisemblablement été exécuté alors qu’elle était enceinte de son troisième fils. Le costume de marmotte évoquerait ainsi une fécondité vertueuse, bien que ce type de représentation pouvait choquer. Offert à une dame d’honneur, ce petit portrait échappe aux représentations officielles et témoigne des liens entre la dauphine et les dames de sa maison. 

Saint Jean-Baptiste baisant la main de l’enfant Jésus attribué à Jacopo Amigoni

Janvier 2013

Provenant vraisemblablement de la cour de Saxe, ce Saint Jean-Baptiste baisant la main de l’enfant Jésus a sans doute été apporté au château de Versailles par la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe, la mère de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, lors de son mariage avec le Dauphin en 1747.

Cette toile s’inscrit dans le goût de la Dauphine pour les scènes religieuses, dont Versailles conserve déjà deux témoignages par Charles-Antoine Coypel (Sainte Piame, MV 8610, et Sainte Landrade, MV 8624). Exécutée par le Vénitien Jacopo Amigoni, elle est empreinte de la tendresse et de la délicatesse caractéristiques de la peinture bolonaise du siècle précédent.

A sa mort, en 1767, la Dauphine a légué ce tableau à son premier aumônier, Aymar de Nicolaï, qui l’avait soutenue dans les moments les plus pénibles de son existence, comme la mort de son fils Louis-Ferdinand en 1765. De retour au château de Versailles, elle permet d’évoquer le décor des appartements de la Dauphine.

Paire de ployants de François I Foliot

Mai 2012

Au cours d’un séjour en France en 1748-1749, Louise-Elisabeth de Parme, fille de Louis XV, se livra à d’importantes commandes de mobilier et objets d’art parisiens pour orner le palais ducal de Parme. La paire de pliants acquise en mai 2012, estampillée de François I Foliot, en faisait vraisemblablement partie. Ce type de siège, siège d’étiquette par excellence, autrefois très représenté à Versailles, est aujourd’hui très rare.

Le Rocher et le Belvédère à Versailles par Claude-Louis Chatelet

Mai 2012

Le Belvédère et le Rocher du jardin anglais du Petit Trianon sont ici fidèlement représentés par Claude-Louis Chatelet. Le peintre a toutefois ajouté un pont avec pergola à colonnes entre le pavillon et le rocher alors qu’il n’y avait en réalité qu’une passerelle en bois. Cette huile sur toile reprend une aquarelle peinte par Chatelet pour le recueil de plans et vues du Petit Trianon offert en 1786 par Marie-Antoinette à l’un de ses frères, l’archiduc Ferdinand, duc de Brigsau, gouverneur de Lombardie, lors de sa venue à Trianon (Modène, Biblioteca Estense).

Le tableau, présentant une vue de jour, est très proche de l’Illumination du Belvédère et du rocher du Petit Trianon en 1781 en l’honneur du comte de Provence, frère du roi, ou de l’empereur d’Autriche Joseph II (MV 7796), également par Chatelet, daté de 1781 et conservé à Versailles. La pergola en est absente, tandis que la passerelle de bois y apparaît nettement.

Le Rocher et le Belvédère va rejoindre la Fête de nuit (MV 8384, don de la baronne Liliane de Rothschild) et l’Illumination, accrochées au second étage du Petit Trianon, d’où on y aperçoit justement le Belvédère.

Table de bibliothèque de Louis XVI

Mars 2012

Cette table en acajou et bronze doré a été réalisée vers 1785 par l’ébéniste Jean-François Limonne pour la bibliothèque de Louis XVI située au second étage de son appartement, dans le corps central du Château. Elle était quotidiennement utilisée par Louis XVI pour y poser les nombreux ouvrages qu’il consultait.

De dimensions généreuses (3,90 m de long pour 1,85 m de large), elle repose sur six pieds moulurés à chapiteaux de cuivre dont la partie supérieure présente une grosse tête de cheville en bronze doré permettant de la démonter. Elle comporte à la ceinture une série de tiroirs ayant chacun une entrée de serrure enrubannée et, de part et d’autre, deux anneaux mobiles autour d’un motif de rosette. Le plateau d’un seul morceau était à l’origine recouvert de cuir vert.

Un dépôt croisé entre l’Institut de France et le château de Versailles permet aujourd’hui de replacer ce meuble d’exception à son emplacement d’origine, après plus de deux siècles d'absence. En parallèle, le château de Versailles restitue au musée Condé du domaine de Chantilly, propriété de l’Institut de France, un bureau plat exécuté par André-Charles Boulle vers 1715 pour Louis-Henri de Bourbon, 7e prince de Condé, pour Chantilly.

Cette acquisition a été rendue possible grâce à un dépôt croisé entre l'Institut de France et le château de Versailles.

Le Char de Jupiter entre la Justice et la Piété par Noël Coypel

Janvier 2012

Cette esquisse de Noël Coypel prépare la peinture du panneau central de la salle des Gardes de la Reine. Elle date vraisemblablement de 1671, lorsque le chantier du décor des Grands Appartements débute et lorsque les esquisses sont soumises à Louis XIV et à Colbert pour approbation.

Le sujet est le char de Jupiter entouré des allégories de la Justice et de la Piété. Au premier plan, on aperçoit une personnification de la planète elle-même sous l’aspect d’une jeune femme qui retient par une guirlande de fleurs quatre enfants symbolisant les quatre satellites de la planète découverts par Galilée en 1609.

L’esquisse présente plusieurs différences avec la peinture réalisée ; la plus importante est le geste de Jupiter tendant le sceptre qui n’apparaît plus dans le plafond. Cette esquisse témoigne donc de modifications ultimes avant la réalisation du décor et constitue un pendant avec l’autre esquisse de Noël Coypel, Le char de Saturne entre la Prévoyance et le Secret, qui a été acquise en 1994.

Jatte à punch du service à fond bleu céleste de Louis XV

Janvier 2012

Cette jatte à punch fait partie du grand service de table dit « à fond bleu céleste » exécuté pour Louis XV entre 1753 et  1755 à la Manufacture royale, alors installée dans l’enceinte du château de Vincennes. Il est composé de  1749 pièces de porcelaine tendre et porte un décor de fleurs et de fruits, inscrit dans des cartouches soulignés d’or. Le fond bleu céleste utilisé a été créé par le chimiste Hellot spécialement à l’occasion de cette commande. Une fois livré, ce service a été utilisé par la famille royale jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

 Exceptionnelle par son décor et par l’ampleur du service de table auquel elle appartient, cette jatte à punch l’est aussi par son excellent état de conservation et par son caractère nouveau au moment de sa commande : sa forme a été suscitée par l’engouement venu d’Angleterre pour une boisson nouvelle, le punch,  servi à la fin du repas lors du service du dessert. Elle rejoint les sept pièces appartenant au même service déjà présentes au château de Versailles, dans la salle à manger dite aux porcelaines.

 Cette acquisition a été rendue possible grâce au mécénat de KPMG.

Portrait de Madame de Lamballe par Elisabeth-Louise Vigée-Le Brun

Novembre 2011

La princesse de Lamballe et Marie-Antoinette vécurent une amitié profonde depuis leur rencontre à l’occasion du mariage de la princesse autrichienne avec le futur Louis XVI en 1770 jusqu’à la mort de Madame de Lamballe lors des massacres de septembre 1792. Le château de Versailles ne possédait pourtant aucun portrait de la princesse de Lamballe datant de cette période.

Lorsqu’en 1782 Elisabeth-Louise Vigée-Le Brun peignit le portrait de la princesse de Lamballe celle-ci était âgée de trente-trois ans. Vigée-Le Brun reprit une formule qui lui était chère et qu’elle utilisa plusieurs fois pour différents modèles, dont la reine : la favorite porte une simple robe de mousseline dite en gaulle et un chapeau de paille. Ce portrait est proche de ceux des femmes de l’entourage de la reine peints par Vigée-Lebrun déjà conservés au château de Versailles, notamment celui de l’autre grande amie de Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac.

Portrait de la comtesse Du Barry en Flore par François-Hubert Drouais

Mai 2011

Peintre attitré de Madame Du Barry, François-Hubert Drouais (1727-1775) l’a représentée à de multiples reprises. Il a en particulier exposé au Salon de 1769 deux portraits la montrant en Flore et en costume de chasse. Entre 1770 et 1774, le portrait en Flore a fait l’objet, à la demande de Madame Du Barry, de sept à huit répliques ou copies, chacune légèrement différente, destinées à son entourage. C’est vraisemblablement la première version de ce portrait, celle qui a été exposée au Salon de 1769, dont le château de Versailles a fait l’acquisition.

Cette œuvre vient enrichir les collections du château de Versailles à plus d’un titre. Elle rejoint en effet le bel ensemble de portraits réalisés par  François-Hubert Drouais déjà conservé au château de Versailles. Surtout, à la date de l’acquisition, le château de Versailles ne possédait plus aucune représentation peinte de Madame Du Barry, qui a pourtant été une figure majeure des dernières années du règne de Louis XV.

L’acquisition de ce portrait a été rendue possible grâce au soutien de la Société des Amis de Versailles

Portrait au pastel de la comtesse d’Artois par Joseph Boze

Mai 2011

Joseph Boze, meilleur pastelliste que peintre, se fit une spécialité du portrait ovale au pastel. Installé à Versailles en 1785, il reçut la même année d’importantes commandes de portraits pour la famille royale. Marie-Thérèse de Savoie, belle-sœur de Louis XVI, alors âgée de vingt-neuf ans, est peinte dans une tonalité gris bleu qui accentue son air mélancolique. Alors que le traitement des étoffes séduit par son aspect précis et illusionniste, la technique du pastel confère un aspect doux à son visage, pourtant décrit comme ingrat par ses contemporains. La comtesse d’Artois sembla satisfaite de son portrait et en commanda deux copies qu’elle offrit à des dames de son entourage.

Ce portrait est désormais à Versailles la représentation la plus tardive de la comtesse d’Artois mais également la plus fidèle et précise de son visage. Il complète le bel ensemble de pastels par Boze déjà conservés au château de Versailles.

Bureau de Riesener pour Marie-Antoinette

Bureau de Riesener pour Marie-Antoinette

Mars 2011

Ce bureau, commandé par Marie-Antoinette à son ébéniste favori, Jean-Henri Riesener, était à l’origine destiné au salon de la maison de la Reine au Hameau. Meuble d’exception par sa facture, il l’est aussi par sa rareté : comme toutes les autres pièces du mobilier de Versailles, il avait en effet été vendu lors des ventes révolutionnaires de 1793-94. Bon nombre de ces meubles se trouve à présent définitivement immobilisé dans les musées anglais ou américains. L’acquisition de ce meuble, qui revient à Versailles après 217 ans, constitue donc un événement pour le château et s’inscrit résolument dans la politique de remeublement engagée dans les années 1950.

Cette acquisition a été rendue possible grâce au soutien de Sanofi - Aventis et de LVMH.

En savoir plus sur ce meuble et son acquisition

Acquisition d'un ensemble de quatre pliants par Sené

Juillet 2010

Ces élégants pliants font partie d’un ensemble de soixante quatre pliants provenant d’une commande pour le Salon des Jeux de la Reine Marie-Antoinette au château royal de Compiègne, livrés en deux groupes à la reine par Jean-Baptiste-Claude Sené (1748 - 1803). Vingt-quatre de ces pliants furent immédiatement placés dans la salle du trône du château de Fontainebleau où ils figurent encore. Ces pliants sont destinés à être installés dans la chambre de Louis XV.

Participation de la Société des Amis de Versailles et du Fonds du Patrimoine

 Fauteuil de bureau provenant du garde-meuble de la couronne

Fauteuil de bureau provenant du garde-meuble de la couronne

Juillet 2010

Ce fauteuil est aujourd’hui le seul fauteuil de bureau identifié provenant des livraisons faites au Garde-Meuble royal au milieu du XVIIIe siècle. Il constitue de ce fait un élément de référence unique qui permettra, à l’avenir, d’identifier d’autres fauteuils de bureau du mobilier royal. Caractéristique des productions parisiennes à l’époque où le rocaille connaît son apogée, ce siège présente des proportions légèrement différentes de celles d’un fauteuil de salon, notamment dans l’abaissement du dossier. La sculpture, de belle qualité, souligne les éléments structurants du siège. Son acquisition vient combler une lacune dans la typologie des meubles du Garde-Meuble de la Couronne conservés à Versailles. C’est de plus, l’un des rares sièges identifiés de l’époque rocaille provenant du Garde-Meuble de la Couronne. Il vient rejoindre le bureau plat qui fit partie de la même livraison pour Fontainebleau en 1745 et qui vient d’être déposé par le Mobilier National.

Ce fauteuil est restauré avec la participation de la société Kinnarps

Acquisition d'un dessin de Charles Joseph Natoire pour la naissance du duc de Bourgogne

Juillet 2010

Ce grand dessin prépare le tableau Allégorie à la naissance du duc de Bourgogne, commandé à Natoire pour célébrer la naissance attendue du duc de Bourgogne en 1750, premier enfant du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. Le nouveau-né se révéla être une fille, appelée Marie-Zéphirine (morte en 1755). Le premier duc de Bourgogne, Louis-Joseph-Xavier, naquit l’année suivante. Le dessin présente de nombreuses différences avec le tableau réalisé ce qui le rend particulièrement intéressant. L’iconographie y est beaucoup plus riche. Jupiter et Junon président à la scène tout en haut, tandis que Mercure est chargé d’annoncer la nouvelle. Des instruments des arts et des sciences, préfigurant l’éducation future du duc de Bourgogne attendu, sont représentés. La Dauphine, se relevant de ses couches, est figurée au centre, entourée de Minerve et des trois Grâces qui vont présider à l’éducation. L’allégorie de la France a entre les bras le nouveau-né, Hercule se tient auprès d’elle. Le tableau peint par Natoire est beaucoup plus simple dans son iconographie et fut présenté dans l’appartement du Dauphin dès le 2 septembre 1750.

Acquisition de deux dessins de Jean-Baptiste Regnault (1754 - 1829)

Juillet 2010

Commandés en 1785 par le comte d’Angiviller pour Marie-Antoinette, les deux dessins de Jean-Baptiste Regnault sont en relation avec les dessus de porte du salon des Nobles dans le Grand Appartement de la reine. En 1785, la reine Marie-Antoinette modifie la décoration et le mobilier de la pièce pour les mettre au goût du jour. On remplace notamment les anciens dessus de porte de Madeleine de Boullogne par de nouvelles compositions demandées à Jean-Baptiste Regnault sur le thème des arts : Dibutade, ou l’invention de la peinture et Pygmalion, ou l’invention de la sculpture. Les deux dessins présentent des différences notables avec les peintures en place, notamment dans les détails des décors et dans les attitudes des personnages. À ce titre, ils permettent de documenter le processus de création de l’artiste. Il s’agit très vraisemblablement de dessins préparatoires aux peintures. Les deux feuilles sont en outre d’une grande qualité d’exécution.

Clef de la Chapelle Royale

2009

La grande porte de la Chapelle Royale de Versailles en fait communiquer la nef avec le vestibule bas. Il est vraisemblable que sa magnifique clef n’ait servi qu’en de rares occasions, voire qu’elle n’ait eu qu’une fonction purement symbolique.

Le modèle de cette clef a été élaboré par Grettepin vers 1710. Probablement appelé à Versailles par Jules Hardouin-Mansart, il devait réaliser de nombreuses sculptures pour la Chapelle. C’est à lui que Robert de Cotte, maître d’œuvre du chantier après 1708, s’est adressé pour en concevoir la clef. C’est probablement d’après son modèle, en cire ou en terre, que le fondeur Jacques Desjardins, auteur des éléments de serrurerie de cette porte, en a réalisé la version définitive en bronze doré.

Outre le panneton et la tige cannelée, l’essentiel du décor de la clef est concentré sur l’anneau : formé de deux élégantes consoles à volutes encadrant un motif du chiffre royal formé de deux L entrelacés, qui représente un véritable travail d’orfèvrerie, il est surmonté d’une couronne royale à fleurs de lys.

Cette acquisition a été rendue possible grâce au soutien de la Société des Amis de Versailles.

Acquisition de deux estampes représentant les deux cabinets de Louis XIV

2009

Ces deux estampes sont les seuls tirages connus de cuivres représentant les deux célèbres cabinets réalisés pour Louis XIV à l’atelier des Gobelins par l’ébéniste Domenico Cucci. Achevés en 1682, ils sont aujourd’hui conservés dans les collections du duc de Northumberland. Ils furent les derniers grands meubles de ce type commandés par Louis XIV. Ces deux estampes apportent des informations précieuses pour la connaissance de ces cabinets. Les annotations portées à l’encre en marge des compositions laissent penser qu’elles devaient être coloriées afin de rendre compte de toute la magnificence des meubles dans leur riche polychromie. Elles donnent également une image de l’état d’origine des cabinets, avant les interventions réalisées en Angleterre dans les années 1820 lors de leur acquisition par le duc de Northumberland. Par ailleurs, elles permettent de connaître certains éléments aujourd’hui abîmés. L’absence de « lettre » au bas des planches rend l’identification de leur auteur incertaine.

Don de la Société des Amis de Versailles

Acquisition du Tapis de la Savonnerie provenant de la chapelle royale de Versailles

Juillet 2009

Ce tapis correspond au compartiment central d'un des cinq tapis formant le grand tapis de la nef de la chapelle de Versailles bénie en juin 1710. Louis XIV avait commandé des tapis à la manufacture de la Savonnerie. Les trois premiers de la nef sont livrés en 1726 et les deux suivants en 1728. Chacun de ces tapis d'une longueur de 9m30 était composé de trois compartiments à peu près carrés. La hauteur totale des cinq tapis atteignait un peu plus de vingt-deux mètres. Le présent tapis présente en son centre un cartouche aux armes de France entouré des colliers des ordres de St Michel et du St Esprit, surmonté de la couronne royale fermée, et flanqués de deux ailes éployées, les bâtons royaux la main de justice et le sceptre disposés en sautoir. Le cartouche se détache sur un fond blanc jonquille, les cotés agrémentés de guirlandes de fleurs et de fruits au naturel. Cet exceptionnel tapis par sa qualité comme son parfait état de conservation, fut probablement vendu par le Directoire puis on le retrouve dans les collections de la famille Rothschild à Vienne dans les années 1860.

L'acquisition de ce tapis classé  « œuvre d'intéret patrimonial majeur » a été rendue possible grâce au mécénat de Total.

Acquisition d’une chaise d’affaire portant les marques du château de Versailles

Juillet 2009

Une chaise d’affaire portant les marques du château de Versailles a été acquise lors d’une vente publique à Lyon. Nombre de meubles d’usage quotidien, jadis fournis en grand nombre et régulièrement renouvelés, furent vendus à la Révolution. Ce siège de commodité se présente comme un coffre rectangulaire posé sur des pieds fuselés. L’acajou massif a été choisi avec soin et est mis en valeur par les surfaces qu’aucune mouluration ne vient interrompre. Sur la planche du fond, en chêne, figurent les marques du château, le W simplement peint à l’encre noire et la marque au feu W couronné. En revanche, aucun numéro d’enregistrement du Garde-Meuble n’est inscrit : figurait-il sur la lunette, qui a disparu, ou a-t-on négligé de le reporter sur le meuble, livré avec d’autres ? Paradoxalement, le mobilier le plus simple est celui qui fait aujourd’hui le plus cruellement défaut dans les collections du château.

Don de la Société des Amis de Versailles

Acquisition de quatre chaises du salon de compagnie de la Comtesse Du Barry

Mai 2009

Estampillées Louis Delanois, il s’agit des premières chaises à dossier à médaillon, forme qui connut un grand succès dans l’histoire du mobilier français. Grâce au mécénat des entreprises Ponthieu Rabelais, Financière de Tournon et Financière du Bac, ces pièces historiques reconnues « Trésor national », vont ainsi réintégrer les collections du château de Versailles. Ces chaises appartiennent à une série de treize, dont une plus haute pour le Roi, livrée à la fin de 1769 par le menuisier Louis Delanois pour le salon de Madame Du Barry à Versailles. Le salon de compagnie reçut également treize fauteuils, un grand canapé et un écran. Le tout était recouvert de satin blanc, encadré de satin vert et brodé en soie pour l’été et de velours pour l’hiver. Madame Du Barry, favorite de Louis XV succédant à Madame de Pompadour a vécu à Versailles à partir de 1769 et jusqu’à la mort du roi (1774). Amatrice d’art, elle protège peintres et artisans et cultive le style néo-classique à Versailles.

Participation de la Société des Amis de Versailles

Trois volumes aux armes de Madame Victoire

Mai 2009

Homélie ou sermons de Saint Jean Chrysostome patriarche de Constantinople, qui contiennent son commentaire sur tout l’évangile de Saint Matthieu traduits en français par Paul Antoine de Marsilly à Paris chez André Pralard. Saint Jean Chrysostome (347 ? – 407) est né à Antioche en Syrie. Il fut patriarche de Constantinople de 397-398 à 404. Père et docteur de l’Eglise, il fut l’un des principaux théologiens de la patristique grecque, surnommé « Bouche d’or » (chrysostome) en raison de son éloquence. Il fut un orateur très populaire en Orient. Ses sermons ont été publiés en latin dès le 15e siècle ; les éditions se sont multipliées au 16e siècle. La première publication en français date de 1543 ; il s’agit du Traité : « Que nul n’est offensé sinon par soymesme ». Les éditions latines des homélies et sermons sont très nombreuses durant tout le XVIIe siècle. Les éditions françaises des homélies apparaissent de manière ponctuelle à partir de 1555 ; elles se multiplient dans les années 1590 et surtout au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV, grâce aux traductions de Pierre Morel.

Don du Forum Connaissances de Versailles par l'intermédiaire de la Société des Amis de Versailles

Acquisition d'une commode

Acquisition d'une commode

Avril 2009

L’établissement public s’est porté acquéreur, dans une vente organisée par Sotheby’s d’un meuble provenant du château de Versailles. Il s’agit d’une  commode réalisée par Pierre Denizot et livrée en 1771, pour l’appartement de la Comtesse de Provence, Marie-Joséphine Louise de Savoie, épouse de Louis-Stanislas Xavier, Comte de Provence et futur Louis XVIII. A ce moment-là, les deux Provence occupaient l’appartement du rez-de-chaussée du corps central qu’ils devront laisser en 1781, à la naissance du premier Dauphin, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette. La commode reviendra donc dans cet appartement.

Paire de seaux à verre du service "aux amours" de Madame Du Barry

Février 2009

Ces deux seaux portent un décor qui correspond à celui d’un petit service de 37 pièces comportant 12 assiettes que Mme Du Barry avait commandé dès 1770 et qui lui fut livré le 1er septembre 1770. C’est un décor d’amours et attributs dans des paysages dans des réserves qu’entoure une guirlande de myrte se détachant sur du blanc avec un fond Taillandier.
Le service comportait 2 manches de couteaux qui laissent penser qu’il avait été commandé pour 2 convives : Louis XV et Mme Du Barry. Outre les 12 assiettes il se composait notamment de 6 compotiers dont 2 ronds, 2 carrés et 2 à coquille, 1 plateau triangle, 5 tasses à glace, 1 sucrier et un moutardier avec leurs plateau adhérent, 1 salière en corbeille, 1 corbeille ovale, 3 seaux à bouteilles, 2 seaux à demi-bouteille, 2 seaux à topette de 192 livres chacun et 2 seaux à verre et 144 livres chacun.

Cette paire de seaux à verre viennent compléter le fameux service pour deux convives et ont été acquis par l’EPV avec la Société des Amis de Versailles

Journal des Scavans aux armes de Madame de Pompadour

Février 2009

L’ouvrage a été publié à Amsterdam en 1704. Il comporte 452 pages. La reliure en veau porte les armes de Madame de Pompadour sur les plats. Dos à cinq nerfs, trois compartiments ornés d’armes qu’il reste à identifier. Une pièce de titre en maroquin rouge.

Don de M. Pascal Monté par l'intermédiaire de la Société des Amis de Versailles.