Versailles et l'Antique
L'exposition
Jusqu'au 17 mars 2013, l’exposition Versailles et l’Antique explore toutes les relations entre Versailles et l'Antiquité.
Quelques sculptures de l'exposition
Quelques peintures et objets de l'exposition
Versailles, nouvelle Rome
A travers plus de deux cents œuvres provenant des plus grandes collections françaises, l'exposition Versailles et l'Antique explore toutes les relations entre l'Antiquité et Versailles.
C'est une facette particulière de Versailles qui est révélée au public, celle d'une nouvelle Rome, peuplée de dieux et de héros du Panthéon, construite à la gloire du Roi-Soleil et de son emblème Apollon.
L'exposition est aussi l'occasion de voir revenir à Versailles des œuvres qui l'avait quitté depuis la Révolution, comme la Diane de Versailles, la Vénus d’Arles, le Cincinnatus et quelques autres des plus prestigieux antiques du musée du Louvre.
Informations pratiques
Exposition du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013
Salles d’Afrique et de Crimée
Entrée incluse dans le billet Château ou Passeport
Toutes les informations pratiques
Commissariat
Alexandre Maral, conservateur au château de Versailles
Nicolas Milovanovic, conservateur au château de Versailles
Geneviève Bresc-Bautier, directrice du département des Sculptures au musée du Louvre
Jean-Luc Martinez, directeur du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines au musée du Louvre
Scénographie
Pier Luigi Pizzi, metteur en scène
Cette exposition est réalisée avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre
Présentation de l'exposition
Jusqu'au 17 mars 2013, l’exposition Versailles et l’Antique explore toutes les relations entre Versailles et l'Antiquité.
Le château de Versailles,
|
|
|
| |
Plus de deux cents œuvres
|
|
La reconstitution d’un
|
|
|
| |
Une scénographie
|
Web série
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Découvrez l'exposition
Web série : Les trésors de Louis XIV
Diffusés en parallèle de l’exposition sur notre chaîne Youtube, les six épisodes de la Web série révèlent les origines de la collection des antiques de Louis XIV et racontent comment le château de Versailles est devenu une nouvelle Rome.
Episode 1 : Désir d’antique, les origines…
Depuis le XVIe siècle et François Ier, souverains et hommes d'Etat veulent s'approprier et détenir les œuvres antiques les plus rares. Leur but : révéler par le prisme de ces vestiges, leur puissance et leurs richesses...
Episode 2 : Le tournant des années 1660, Objectif Rome
Au début du règne personnel de Louis XIV, Colbert entame le rassemblement de la maigre collection royale d'antiques. C'est en 1665 que se produit le véritable tournant de la politique royale d'acquisition : après les critiques indirectes de l'artiste Bernin sur le goût du roi, Louis XIV inaugure une période d'intérêt jamais démentie pour l'Antique.
Episode 3 : Versailles à la gloire du Roi
1684. La Cour est à Versailles depuis 2 ans, Louvois a succédé à Colbert. Une nouvelle orientation est donnée à la collection royale, marquée par le regroupement des collections autrefois aux Tuileries et par quelques projets ambitieux d'achat. Les salons de Versailles sont alors réaménagés à la Gloire du Roi.
Episode 4 : Un jardin peuplé d’antiques
1674 : Louis XIV passe commande d'un ensemble de sculptures pour le parc du château de Versailles. Cet ensemble, destiné au parterre d'Eau, est « conçu comme un large commentaire des effets du dieu solaire sur l'ordre du monde et sur les arts, fondé sur l'unité de l'homme et de la nature ».
Episode 5 : Le faux antique, de l’original à la copie
1687 : Une collection d'antiques vient orner le bassin de Latone. Sur les dix-huit sculptures de marbre disposées sur les rampes du bassin, quinze sont des copies d'antiques...
Episode 6 : Rome en héritage
Bien qu'elle ne soit pas aussi exceptionnelle que celles des grandes familles romaines, la collection d'antiques léguée par Louis XIV reste estimable et, compte tenu des difficultés rencontrées pour l'enrichir, est assez remarquable.
Prologue de l'exposition
Installation des œuvres, interview du scénographe... Découvrez les coulisses de l'exposition.
L'arrivée des œuvres
Interview de Pier Luigi Pizzi, scénographe
Catherine Pégard et Henri Loyrette présentent l'exposition
A venir...
Informations pratiques
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Horaires d'ouverture
L'exposition est ouverte tous les jours, sauf le lundi, de 9h à 17h30 (dernière admission à 17h).
Horaires du château de Versailles
Tarifs
L'exposition est accessible avec un billet Passeport (18 €) ou un billet Château (15 €).
Acheter un billet en ligne
Consulter la liste des bénéficiaires de la gratuité
NB : l'audioguide est inclus dans le billet
Accès
La billetterie est située dans la cour d'Honneur.
L'accès se fait par les entrées principales du Château.
Individiuels : entrée A ; groupes : entrée B
Accéder au château de Versailles
Quelques œuvres : Sculptures
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Latone et ses enfants
Le groupe original de Latone et ses enfants a été restauré pour l'exposition. Cette œuvre, sans doute une des plus célèbres des jardins de Versailles, avait été mise à l’abri en 1981 et est visible pour la première fois depuis plus de 30 ans.
Ce groupe sculpté est le premier à avoir été réalisé en marbre pour les jardins de Versailles. Placé au sommet du bassin de Latone, à l'extrémité est des jardins, il a été conçu en même temps que le bassin du Char d’Apollon, situé quant à lui à leur extrémité ouest. Ces deux bassins illustrent à eux deux le mythe solaire sur l'axe principal des jardins. Ce groupe met en scène Latone entourée de ses enfants, Diane et Apollon, implorant le secours de Jupiter, père de ces derniers.
Le bassin de Latone fera bientôt l’objet d’une restauration. En savoir plus.
Cincinnatus ou Hermès rattachant sa sandale
Cette sculpture de marbre représentant Hermès est une des 3 œuvres antiques que Louis XIV a fait venir de Rome. Parvenir à sortir un antique de la Ville éternelle constituait alors un véritable exploit. Le Cincinnatus avait quitté Versailles en 1797 et y revient pour la première fois depuis.
Dès le XVIe siècle, cette sculpture a fait l’objet de restaurations et c’est à l'une d'elle qu’elle doit son nom. Un restaurateur lui avait ajouté un soc de charrue, identifiant le personnage à Cincinnatus. Ce consul et dictateur légendaire de Rome aurait, selon Tite-Live, abandonné précipitamment ses travaux des champs pour prendre la tête de l’armée romaine. Cette interprétation a depuis été remise en cause : la statue représente en fait Hermès, le messager des dieux, rattachant sa sandale et suspendant son geste pour écouter les ordres de Zeus.
Isis
Cette statue égyptienne de la déesse Isis revient pour la première fois à Versailles depuis son entrée dans les collections du Louvre au tournant des XVIIIe et XIXe siècle. A l’issue de l’exposition, elle restera à Versailles et sera replacée dans l’Orangerie, dans la niche qu’elle occupait à la fin du règne de Louis XIV.
Exécutée en marbre noir, cette sculpture était encore considérée au XIXe siècle comme celle d’une reine d’Egypte. Son identification a changé depuis, en raison de l’agencement du drapé et du nœud formé au niveau de sa poitrine, qui sont caractéristiques des représentations de la déesse égyptienne Isis. Du fait de sa taille monumentale et de son retour durable à Versailles, cette statue a été choisie pour ouvrir le parcours de l'exposition.
Quelques œuvres : Peintures et objets
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Thomyris, reine des Scythes, fait plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang
Cette toile monumentale de Rubens revient exceptionnellement à Versailles à l’occasion de l'exposition. Dès son installation à Versailles en 1682, Louis XIV l'avait placée derrière son trône dans le salon d’Apollon.
Le sujet est tiré du récit de l’historien grec Hérodote. Cyrus le Grand, qui était en train de constituer l’Empire perse, voulut soumettre les Scythes Massagètes. Leur reine Thomyris ayant refusé sa proposition de mariage, le roi perse déclencha une guerre qu’il perdit. Rubens représente ici Thomyris devant son trône, faisant plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang afin qu’il se rassasie de ce liquide qu’il avait tant fait couler. Placée dans la salle du Trône, cette toile résonne comme un appel aux rois à apprendre à borner leur soif de conquêtes.
Iris réveillant Morphée ou La Grotte du sommeil
Cette huile sur toile de Houasse représentant le réveil de Morphée à l’approche d’Iris est représentative de la façon dont la peinture du XVIIe siècle a puisé son inspiration dans les thèmes et les formes antiques.
Le sujet, issu des Métamorphoses d’Ovide, met en scène Iris dont la chevelure et le nez droit rappellent la statuaire antique. La messagère des dieux est ici envoyée par Junon pour persuader le Sommeil, identifié à Morphée et peint sous les traits d’un jeune homme, de révéler en songe à une femme la mort de son mari. Les putti endormis au premier plan représentent les songes. Cette toile s’inscrit également dans un XVIIe siècle finissant en peinture et annonce l’arrivée des thèmes galants du siècle suivant.
Le baromètre de Louis XV et Louis XVI
Ce baromètre monumental est un témoignage unique de l’extrême raffinement des objets d’inspiration antique fabriqués au XVIIIe siècle. Entièrement réalisé en bois doré et sculpté, il constitue une allégorie de la Paix façonnée au moyen de symboles empruntés à l’Antiquité.
L’organisation générale du décor est en effet pensée comme un trophée d’armes gréco-romain illustrant la Paix. Le cadran est traité comme un blason, bordé de fleurs et encadré par des attributs de la guerre, drapeaux, lances, enseignes et haches. Il est soutenu par deux amours ; celui de gauche, symbole de la Victoire, piétine un monceau d’armes ; l’autre, à droite, désigne avec un rameau d’olivier l’inscription « beau fixe » sur le cadran. Toute la sculpture du baromètre dessine ainsi une allégorie de la Paix.
Avant-propos de Béatrix Saule
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Pour cet avant-propos, je n’entends pas raconter l’exposition Versailles et l’Antique, n’en ayant pas assuré le commissariat, mais plutôt livrer quelques impressions et réflexions qui me sont venues à l’esprit après l’avoir moi-même découverte.
En premier lieu, c’est une émotion esthétique qui me saisit face au rassemblement de tant de chefs-d’œuvre, un rassemblement fabuleux de beauté et d’historicité, quelques 200 œuvres au premier rang desquelles je célèbrerai :
- les antiques du Louvre, parmi les plus insignes qui, ici, ornaient la Galerie, le grand Appartement et l’escalier des Ambassadeurs : un retour, même temporaire, qu’on n’osait imaginer ;
- les plus belles pièces de tapisseries du Mobilier national, d’une fraîcheur remarquable ;
- les collections de Versailles que l’on voit autrement, ou même que l’on découvre, telles ces merveilleuses statues de bronze de Vénus et d’Adonis fondues par les Keller ou encore les panneaux du cabinet des muses ;
- toutes ces beautés, encore sublimées par l’immense talent du metteur en scène Pier Luigi Pizzi.
Sur le plan des connaissances versaillaises que, seules, pour ma part, je m’autoriserai à aborder, je soulignerai 5 points.
1. Pour la première fois, une approche globale des rapports entre Versailles et l’Antique
D’abord, c’est la première fois que les rapports entre Versailles et l’Antique sont l’objet d’une approche globale. Certes le thème a déjà suscité des travaux remarquables – ceux de Pierre Francastel, de Francis Haskell, d’Hélène Himelfarb, de Jean-Pierre Néraudeau – mais ils n’abordaient que certains aspects du sujet. Pour se risquer à embrasser l’ensemble – et plus encore, sous la forme exigeante d’une exposition, il fallait toute l’ambition et les compétences réunies au sein du commissariat assuré conjointement par le Louvre et Versailles.
Donc pour la première fois, outre l’architecture, toutes les formes d’art plastique sont convoquées, jusqu’aux arts décoratifs et à l’art de l’éphémère ; et pour la première fois également, sur la longue période chronologique des trois règnes. Si la période Louis-quatorzienne est bien davantage développée que les suivantes (qui justifieraient à elles seules une illustration équivalente), il eût été dommage de tronquer le sujet : il fallait mener l’exercice jusqu’à son terme pour mettre en évidence un paradoxe.
2. Un paradoxe : la pérennité de la présence de l’antique en ce lieu qui n’a été qu’un perpétuel changement
Cette présence de l’Antique à Versailles est si manifeste qu’on est amené à se demander en creux quels seraient les éléments d’importance qui auraient échappé à l’influence de l’Antique à Versailles, quand on sait que seules des raisons financières ont ajourné la reconstruction par Gabriel des façades du château dans le style classique.
On est amené à se demander également s’il y eut un moment où cette influence connut une éclipse car, même au temps du rocaille triomphant dans les années 1730, on voit un François Lemoyne représenter Louis XV en empereur romain dans le salon de la Paix. Est tout aussi significatif, pour la décoration de la voûte du salon d’Hercule confiée au même Lemoyne, l’abandon du premier projet qui devait représenter la gloire de la monarchie avec Clovis, Charlemagne, Saint Louis et Henri IV, au profit d’un thème de mythologie galante ?
3. La confrontation des différents genres
Cette exposition offre aussi des juxtapositions pleines d’enseignement, confrontant les différents genres que revêt cette présence. S’y rencontrent les véritables antiques, les moulages et copies d’après l’antique, les interprétations « à l’antique » et les recompositions à partir d’un répertoire de thèmes et d’un vocabulaire de formes.
Les antiques véritables sont celles de la collection de Louis XIV. L’exposition a été l’occasion de faire le point sur leur origine, résultat de longues recherches. Sur quel site ont-elles été découvertes ? Entre quelles mains sont-elles passées ? Quelles restaurations les ont altérées ? Et l’on découvre que ces vénérables reliques - que les princes d’Europe se disputaient âprement - ont une histoire pleine de vicissitudes et parfois encore mystérieuse.
Les « d’après l’antique » sont les moulages et les copies. Elles constituent l’occasion d’abord de mettre en évidence le rôle de pourvoyeuse de l’Académie de France à Rome, fondée par Colbert, qui ne cesse des années durant d’envoyer des moulages pour la formation des artistes mais aussi pour la réalisation de copies. Bon nombre de ces moulages ont été conservés et constituent la remarquable collection de la gypsothèque du Louvre qui est abritée au château de Versailles, à la Petite Écurie, et où des visites sont organisées à l’occasion de l’exposition. D’ailleurs, sur une idée de notre présidente Catherine Pégard, nous allons, avec nos collègues du Louvre, étudier comment, dans l’esprit de cette exposition, organiser de façon pérenne une confrontation entre ces moulages, reflets des chefs-d’œuvre de la sculpture antique, et nos chefs-d’œuvre de la sculpture versaillaise, puisque nous sommes contraints de mettre à l’abri les plus beaux morceaux de sculpture des jardins.
A côté des véritables antiques et des « d’après l’antique », il est plus aisé de percevoir, par comparaison, comment s’opère le glissement vers les interprétations de l’antique, avec leurs variantes, leur souffle nouveau qui accompagne l’évolution vers le style rocaille, pour le traverser sans renier la référence, jusqu’au style néoclassique qui s’en réclamera.
L’intérêt de cette confrontation est évidemment plus manifeste dans le domaine de la sculpture, pour la raison évidente que les antiques présentées à l’exposition appartiennent à ce domaine. Cependant, il s’applique également aux recompositions de la peinture d’histoire, de l’architecture et des arts décoratifs, mettant en évidence les emprunts et leurs transformations.
4. L’exposition est aussi l’occasion de livrer des clefs de lecture
Car, si les sources de connaissance de l’Antique sont alors essentiellement visuelles, passant par l’observation des vestiges ou de leurs déclinaisons, par les gravures représentant œuvres ou monuments antiques ou encore à travers les interprétations des plus grands artistes de la Renaissance et de l’âge baroque, ces sources sont aussi littéraires, fournissant légendes et histoires des grands hommes, un corpus inépuisable de thèmes à représenter.
Ce sont les écrits des historiens, poètes et fabulistes grecs et latins : Hérodote, Xénophon, Quinte-Curce, Virgile, Ésope et Ovide surtout, avec ses fameuses Métamorphoses. Cette familiarité avec les auteurs anciens était grande en un temps où, dans les collèges jésuites, on les étudiait dans le texte à la sortie de l’enfance. Mais aujourd’hui il n’en est plus de même, et les épisodes illustrés ou les allégories sont incompris ; ce qui était culture commune alors appartient aujourd’hui au domaine de l’érudition.
Cette érudition, livrée au public, est d’une grande aide non seulement pour comprendre le sujet représenté, mais encore pour décrypter les analogies flatteuses que la surintendance des Bâtiments soufflait aux artistes. Pour cette lecture au second degré, il faut être averti : « Apollon vainqueur du serpent Python » égale le jeune roi vainqueur de la Fronde et « Auguste faisant construire le port de Mycènes » égale Louis XIV faisant édifier le port de Rochefort.
5. Lecture politique de l’Antique à Versailles
La signification politique de cette présence de l’Antique, sous toutes les formes que j’ai évoquées, constitue le fil rouge du discours de l’exposition qui aborde cette délicate question des rapports entre art et pouvoir. Il s’attache d’abord à montrer comment le prestige des collections royales, comment l’assimilation des souverains aux dieux et déesses ou aux héros et héroïnes de l’Antiquité, comment la richesse des porphyres, albâtres, marbres et bronzes participaient à la mise en scène du pouvoir.
Il est cependant attentif à nuancer cette approche selon les lieux où ces éléments étaient distribués. Il est certain que leur placement dans des espaces aussi hiérarchisés que Versailles, Marly, Trianon, Meudon, et plus tard La Muette ou Choisy, est à prendre en considération pour en apprécier le poids politique. La référence à l’Antique dans la galerie des Glaces si largement ouverte au public n’a pas la même signification que dans la salle-à-manger du Petit Trianon.
Autrement dit, l’historique des œuvres ici présentées ne s’arrête pas à leur origine, à leur mode d’acquisition ou à leur commande mais se poursuit au sein même des maisons royales. C’est pourquoi la pluridisciplinarité du commissariat, regroupant spécialistes de l’Antiquité, des temps modernes, de Versailles fait la richesse de cette présentation avec son prolongement dans le catalogue magnifiquement édité par Artlys.
Béatrix Saule, Directeur du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
L'exposition en famille
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
© Albertine
Activités en famille
Pendant les vacances de Noël et d'hiver, les enfants de 8 à 11 ans peuvent découvrir l'Antiquité grâce à l'animation « Mimer l’histoire, interpréter l’Antiquité ».
Au cours d’une promenade, un conteur narre les légendes des dieux et des héros présentés dans l’exposition et dans les collections du Château. Il invite ensuite les jeunes visiteurs à reproduire par le mime les expressions et les attitudes des personnages rencontrés.
Cette activité commence à 10h30.
| Jeudi 27 décembre 2012 Vendredi 4 janvier 2013 Mercredi 20 février 2013 |
Mercredi 27 février 2013 Vendredi 8 mars 2013 |
Réservations obligatoires
01 30 83 78 00 ou activites.educatives@chateauversailles.fr
Toutes les activités en famille
Livret-jeu
Pour aider les jeunes visiteurs à mieux comprendre l’exposition et à en prolonger la visite, Paris Mômes a conçu un livret-jeu qui permet à la fois de « zoomer » sur certaines œuvres et d’en approfondir le sens.
Grâce à des jeux variés et à des anecdotes tirées de la mythologie grecque, les enfants percevront les multiples allusions à l’Antiquité qui caractérisent les remarquables sculptures, tableaux et objets du quotidien présentés dans l’exposition.
Ce livret-jeu est disponible en téléchargement et à l'entrée de l'exposition.
Approfondir votre visite
Du 13 novembre 2012 au 17 mars 2013, le château de Versailles présente l’exposition Versailles et l’Antique.
Visites commentées de l'exposition
Pour approfondir votre visite de l'exposition, plusieurs dates de visites thématiques vous sont proposées. Ces visites débutent à 10h et sont prévues pour une durée d'1h30.
|
2012 Vendredi 30 novembre |
Janvier 2013 Dimanche 13 janvier |
|
Février 2013 Samedi 2 février |
Mars 2013 Samedi 2 mars |
Réservations obligatoires
01 30 83 78 00, visites.thematiques@chateauversailles.fr ou sur place, dans la limite des places disponibles.
Audioguide gratuit disponible en français et en anglais
Sur un parcours de 25 minutes, 17 œuvres phares sont présentées par les commissaires ainsi que par des spécialistes qui ont collaboré à la réalisation de cette exposition. Ces commentaires ont été enregistrés devant les œuvres, dans les réserves ou les salles des institutions prêteuses (musée du Louvre, Mobilier national, château de Marly), avant que les œuvres n’arrivent au Château pour le montage de l’exposition.
Catalogue de l'exposition
Conçu sous la direction des commissaires et riche de remarquables illustrations d’œuvres prestigieuses, le catalogue de l’exposition met en évidence les multiples facettes des relations entre Versailles et l’Antiquité. Il restitue tout le contexte culturel d’une époque pour éclairer le fonctionnement passionnant d’une cour et d’un règne.
Versailles et l'Antique
sous la direction d'Alexandre Maral et de Nicolas Milovanovic
avec Artlys, 2012
24 x 30 cm, 320 p., 49 €
Dossier de l'art Versailles et l'Antique
Richement illustré, ce numéro spécial accompagne et approfondit la visite de l’exposition Versailles et l’Antique en réunissant des textes rédigés pour l’essentiel par les commissaires.
Il offre une synthèse à la fois claire et documentée sur la collection d’antiques de Louis XIV et son fabuleux projet de faire de Versailles une nouvelle Rome. De l’architecture aux statues des jardins et aux décors peints, il permet de comprendre comment le langage antique fut convoqué à Versailles au service du roi, et comment les artistes versaillais ont assimilé et réinventé la beauté antique pour s’élever jusqu’à l’excellence.
« Versailles et l'Antique »
avec Dossier de l'art, n° 201, 2012
21,5 x 28,5 cm, 96 p., 9 €


