Château de Versailles

L'archéologie à Versailles

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Lieu d’art et d’histoire, le domaine de Versailles est aussi, depuis le début des années 1990, un vaste terrain de fouilles archéologiques.

Le château, musée et domaine national de Versailles constituant un site classé au titre des monuments historiques, tous les projets d’aménagement touchant le sous-sol sont précédés d’une recherche historique et  archéologique. Cette dernière prend la forme de sondages ponctuels, destinés à détecter la présence d’éventuels vestiges, sondages qui sont, le cas échéant, suivis d’une fouille plus approfondie.

Fouilles au bosquet de la Reine © A. Heitzmann

Si quelques travaux archéologiques ont été menés à Versailles tout au long du XXe siècle, cette démarche n’est devenue systématique qu’au début des années 1990, à la faveur du lancement de la replantation générale du parc, dévasté par la tempête du 3 février 1990.

Ces fouilles archéologiques sont réalisées par le château de Versailles, qui compte une archéologue parmi son personnel (Annick Heitzmann), rattachée au Centre de Recherche du Château de Versailles (CRCV). Elle est aidée par des bénévoles organisés en association (Volutes). Les travaux archéologiques sont autorisés, contrôlés et parfois subventionnés par le Service Régional de l’Archéologie d’Ile-de-France (SRAIF). En cas de fouilles préventives, il est fait appel à des organismes agréés, notamment l’Institut National de Recherche en Archéologie Préventive (INRAP).

Depuis 1990, une dizaine de lieux ont été fouillés par le château de Versailles (ou par le CRCV depuis sa création en 2006), dont certains à plusieurs reprises. Les fouilles concernent, dans leur majorité, des aménagements du temps de Louis XIV situés dans le Parc de Versailles.

Bosquet du Rond-Vert Pavillon Frais Bosquet de la Reine Localisation des chantiers de fouilles menés par le château de Versailles

Les chantiers de fouilles

Depuis le début des années 1990, une dizaine de lieux situés sur son domaine ont été fouillés par le château de Versailles.


Bosquet de l'Encelade (restitution des treillages en 1997)

Le premier vrai sondage dans le parc de Versailles a été lancé au printemps suivant la tempête de 1990. Il a mis au jour les fondations d’un demi-côté du berceau de treillage octogonal. Ces vestiges étaient donc apparents pour la cérémonie de lancement de la replantation générale du parc qui eut lieu en présence de Jack Lang, alors ministre de la Culture. L’un des pavillons de treillage avait été restitué pour l’occasion. Ce n’est que cinq ans plus tard qu'ont été réalisées les fouilles générales qui ont dégagé la totalité des fondations du berceau et celles des huit vasques d’angle. Les dés de pierre, qui avaient servi de base aux arcades de treillage du berceau, avaient éclaté lors de sa dépose, mais les morceaux ont été retrouvés et reposés à leur emplacement exact sur les massifs de maçonnerie. La disposition du berceau de treillage a ainsi pu être connue.

Les Quinconces (redevenus bosquets de la Girandole et du Dauphin en 2000)

La fouille de ces deux bosquets symétriques a été menée en une seule opération, en 1994. Elle a pris la forme de plusieurs gros sondages à l’emplacement de chacun des bassins des Bosquets de la Girandole et du Dauphin, c’est-à dire, pour chacun, le bassin rond central et le bassin dit « du Faune », situé à l’est des bosquets. Ce sont ces derniers sondages qui ont été les plus significatifs : outre les restes maçonnés des bassins, ils ont livré de nombreux morceaux de leur margelle.

Bosquet des Trois Fontaines (restitué en 2004)

Ce grand bosquet a été fouillé en trois campagnes. En 1999, a d’abord été réalisée une série de sondages pour reconnaître les vestiges des structures qui n’avaient pas été restituées en 1892 : le bassin octogonal et chacun des deux systèmes de cascades. En 2001, la totalité du bassin a été fouillé, tandis qu’en 2002 la mise au jour des cascades a révélé qu’elles étaient construites différemment : l’étanchéité de la cascade haute étaient assurée par une feuille de plomb, alors que les deux cascades basses, très bien conservées, étaient construites à corroi de glaise.

Grille Royale (restituée en 2008)

L’intervention archéologique de la grille Royale a été réalisée en deux temps. En 2001, ont été exécutés des sondages sur chacun des trois tronçons de la grille : celui fermant la cour des Princes, celui fermant la cour Royale et celui fermant la cour de la Chapelle. En 2006 a eu lieu la fouille générale de la partie principale de la grille, séparant la cour Royale de la cour d’Honneur, la seule à devoir être restituée. Au cours de ces deux chantiers, l’imbrication des substructures des accès aménagés successivement par Louis Le Vau et par Jules Hardouin-Mansart a été mise en évidence. L’un des deux fossés qui encadraient l’entrée de Le Vau a pu être fouillé, livrant un important mobilier archéologique (daté de 1664-1679).

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Bosquet de l'Etoile

Seule la campagne de sondages a été faite, en 2002, dans ce bosquet dont l’aménagement de l’espace intérieur - qui abritait le bosquet proprement dit - n’est pas encore à l’ordre du jour. Une série de petits sondages a été creusée dans la salle centrale du bosquet, qui avait contenu le bassin de la Montagne d’eau. Il y a été trouvé le gravât de démolition de ce bassin et quelques fondations de son treillage périphérique, prouvant que cette salle était beaucoup plus petite à l’origine qu’elle ne l’était devenue avant la tempête de 1999. Les autres sondages ont concerné le réseau de pierrées : pierrée radiale assurant l’évacuation du bassin central, pierrée pentagonale desservant les cinq petits bassins d’angle et pierrée évacuant toutes les eaux du bosquet.

Bosquet du Rond-vert (ancien Théâtre d'Eau)

Quelques sondages ont été réalisés en 2002, à la suite de ceux de l’Etoile, avant la replantation des parcelles périphériques de ces deux bosquets, qui avaient été dévastés par la tempête de décembre 1999. Ces sondages ont été peu concluants, les uns n’ayant livré aucun vestige et les autres des vestiges indéchiffrables. Cependant, en 2011, l’intervention archéologique a été reprise en une fouille programmée de plus grande ampleur. Si les vestiges du Théâtre d’Eau avaient disparu dans la partie sud du bosquet, qui avait été arasée lors de sa transformation en Rond-vert au début du règne de Louis XVI, sa partie nord, qui avait au contraire été remblayée, a livré d’importantes substructures du théâtre : bassin central et pierrées d’évacuation notamment, mais aussi couche de circulation des allées et de la salle.

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Corps de garde des gardes suisses

Deux petits sondages ont été réalisés en 2004 dans l’ancien Corps de garde des gardes suisses, situé sous la cour d’Honneur, au nord. Ce grand espace, qui présentait des désordres dans son voûtement, avait été comblé en 1814. Mais les terres de remblai s’étant tassées au cours des siècles, la stabilité du sol de la cour était de nouveau menacée. Le remblai intérieur a été partiellement décaissé et les sondages faits à cette occasion ont pu reconnaître le niveau et la nature du sol d’origine. Ils ont permis, avec l’examen de la surface des murs et piliers dégagés, de mieux comprendre l’aménagement intérieur de ce corps de garde.

Jardin du Pavillon de la Lanterne

Un sondage a été réalisé la même année dans le jardin du Pavillon de la lanterne, à la recherche du bassin situé autrefois à la croisée des deux allées principales. Un système hydraulique ancien - pierrée, canalisation de plomb et fond de chambre en brique - a été retrouvé, tandis que du bassin lui-même il ne restait qu’un cerclage métallique, qui a sans doute maintenu des lattes de bois disparues, jadis recouvertes d’une feuille de plomb.

Jardin du Pavillon Frais de Trianon (partiellement restitué en 2010)

Les fouilles du jardin du Pavillon Frais, les seules menées à Trianon, ont été quasi exhaustives, grâce au report des travaux : prévues pour la seule année 2006, elles ont en fait été reconduites jusqu’en 2009. La moitié est du jardin, symétrique, a vu presque toutes ses fondations mises au jour : portique, bassin et système hydraulique, et ses couches de sédiment ont été analysées, retraçant l’histoire du terrain. La parcelle ouest a été traitée plus rapidement : seul son bassin a été fouillé, avec sa pierrée d’évacuation et son regard, livrant le fonctionnement hydraulique du jardin et un abondant mobilier archéologique du XIXe siècle.

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Bosquet de la Reine (ancien Labyrinthe)

Seule une campagne de sondages a été réalisée dans ce bosquet, en 2008. Elle a été menée en deux phases et a concerné neuf fontaines du Labyrinthe de Louis XIV. Les fontaines traitées dans la première phase ont été décelées par une prospection géophysique, mais celles de la deuxième phase n’étaient pas visibles sur le rendu de la prospection et n’ont été trouvées que grâce à la superposition d’un plan ancien sur le plan actuel du bosquet. Outre les restes de maçonnerie, les sondages ont livré un important mobilier, constitué essentiellement d’éléments du décor des fontaines.

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Bosquet du Rond-vert (Théâtre d'Eau)

En 2011, un chantier de fouilles archéologiques programmées a été conduit au bosquet du Rond-vert, mettant au jour des vestiges de l'ancien Théâtre d'Eau de Louis XIV.

Le bosquet du Rond-vert était fermé au public depuis que la tempête de 1999 en avait ravagé le couvert arboré. Les parcelles périphériques avaient été replantées en 2003, mais son losange central, qui avait autrefois contenu le célèbre Théâtre d’Eau de Louis XIV, était resté à l’état de terrain vague, en attendant qu’une décision soit prise quant à son réaménagement.

Ce n’est qu’en 2010 que le parti a été arrêté d’y introduire un jardin contemporain. En amont de ce chantier, une intervention archéologique était nécessaire et une fouille programmée a été réalisée d’avril à juin 2011.

Le Théâtre d’Eau a été créé entre 1671 et 1674 par Le Nôtre, secondé les hydrauliciens Francine et Denis, tandis que le dessin des fontaines était imaginé par Le Brun. Il était composé d’une grande place presque ronde, scindée en deux hémicycles encadrant deux gradins coupés par un bassin oblong constitué de deux nappes d’eau. En perspective de l’hémicycle haut, s’enfonçaient trois cascades en patte d’oie, ornées de coquillages variés et de nombreux jets d’eau (fig. 1). En haut et en bas des cascades, se trouvaient des fontaines ornées de sculptures en plomb. En 1677, l’hémicycle bas fut entouré de 18 bassins ronds rocaillés, avec chacun un jet d’eau qui s’élançait jusqu’en haut d’arcades végétales plantées entre 1680 et 1688.

Au cours de la replantation de Louis XVI, en 1775, le Théâtre d’Eau, très endommagé, avait été détruit et le bosquet était devenu Rond-vert. Les allées diagonales ont été prolongées jusqu’à un engazonnement circulaire central d’où le bosquet tire son nom.

Au cours du chantier archéologique, vingt-trois sondages ont été réalisés (fig. 2). La plus belle découverte a été le bassin central du Théâtre d'Eau, qui séparait la scène de la salle de spectacle, mais il a été aussi trouvé plusieurs pierrées d’évacuation des eaux et le sol de circulation de la salle de spectacle, de l’allée périphérique et de l’allée d’accès. De l'époque de Louis XVI, seule une pierrée a été découverte, mais elle ne fait que traverser le bosquet et n’appartenait pas au Rond-vert.

L'essentiel du mobilier archéologique trouvé au cours du chantier est constitué d’éléments du rocaillage décoratif des bassins et cascades : meulières avec leur fil de laiton, pâtes de verre, morceaux de quartz, coquillages communs rarement entiers, pitons de fer ayant servi à maintenir le rocaillage. Ont aussi été trouvés : des tessons de vases de jardin en faïence bleue et blanche, quelques pièces de monnaie et jetons et surtout une hache polie néolithique (fig. 3). Outre cette hache, la plus belle trouvaille du chantier a été un magnifique coquillage exotique, entier et encore en place avec son fil de laiton sur l'un des bords du bassin central du Théâtre d'eau (fig. 4).

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Figure 2 Figure 2


Figure 3 Figure 3


Figure 4 Figure 4

Jardin du Pavillon Frais

Entre 2006 et 2009, plusieurs fouilles ont été menées dans le jardin du Pavillon Frais, fouilles dont les résultats sont venus à l'appui de la restitution de cet édifice construit sous Louis XV.

Louis XV, qui appréciait la vie intime de Trianon, décida en 1749, sous l'impulsion de la marquise de Pompadour, d'établir une ménagerie à côté de ce château. D'une conception très différente de celle de Versailles, la nouvelle ménagerie devait abriter non pas des éléphants ou des singes, mais des vaches, des poules et des moutons. Pour agrémenter les visites royales, l'architecte Ange-Jacques Gabriel a ajouté à cette ménagerie un jardin, à la fois d’agrément et d’utilité, centré sur un pavillon pour le jeu, la collation ou le concert (le Pavillon Français), qui a été achevé en 1750. L’année suivante, un deuxième pavillon, plus petit, a été ajouté pour servir de salle à manger, destinée sans doute à consommer les produits de la laiterie et des potagers.

En avant de ce pavillon, appelé Pavillon Frais, se trouvait un petit jardin entouré d’un portique de treillage rectangulaire dont le grand côté était centré sur le pavillon (fig. 1 et fig. 2). De part et d’autre du pavillon, les alignements d’arcades avaient été doublés en profondeur pour former deux allées. Les pilastres du portique dissimulaient les troncs de tilleuls dont seuls émergeaient les feuillages taillés en boule. Les deux pilastres principaux, encadrant l'entrée du jardin étaient surmontés, comme le pavillon, d'un entablement et de grandes corbeilles en bois. Cinquante-quatre autres corbeilles, plus petites, ornaient les agrafes des arcades séparant les pilastres. Le tout était peint en vert.

Le jardin était composé de deux bassins ovales constituant les petits côtés intérieurs de deux parterres rectangulaires symétriques dont les côtés extérieurs étaient centrés sur des palmettes de buis. Parterres et bassins étaient encadrés de plates-bandes de fleurs interrompues de passe-pieds, et le centre était occupé par des corbeilles de fleurs entourées d’un ruban de gazon. Les deux bassins étaient entourés de tablettes de marbre de Languedoc, comme la cheminée du pavillon, tapissés de pavés bicolores et ornés d’un jet d’eau.

Le Pavillon Frais a été détruit en 1810, son portique abattu l’année suivante et ses bassins comblés entre 1830 et 1840 - d’après une bouteille aux armes de Louis-Philippe, trouvée dans l’un d’entre eux au cours du chantier archéologique (fig. 3). La restitution du pavillon a été commencée en 1980, mais a été interrompue après la reconstruction du bâtiment lui-même, qui trônait depuis cette époque, dépourvu de son habit de treillage, devant de simples tapis de gazon. Or, l’opportunité d’un mécénat américain a récemment permis de replacer ce bâtiment dans son jardin et une partie de ses treillages. L’aspect que ce jardin présentait à l’origine est bien connu, mais il l’est essentiellement par des devis, qui n’ont peut-être pas été réalisés dans les détails. En outre, les différents plans du projet montrent les hésitations de l’architecte. L’intervention archéologique a donc été entreprise pour déterminer l’emprise exacte des différentes maçonneries. Elle n’a d’abord concerné que la moitié est du jardin, celui-ci étant symétrique.

En 2006, une prospection géophysique par la méthode électrique a été réalisée. Cette méthode, non destructrice, consiste à étudier la résistivité du sol en y envoyant un courant électrique. Elle a été suivie de trois sondages : le premier à l’emplacement du bassin et les deux autres aux angles sud-est et nord-est du portique. L’emprise globale de ce demi jardin a ainsi pu être déterminée.

Le bassin était très bien conservé, avec son contre-mur, son corroi de glaise, sa pierrée d’évacuation et, surtout, son pavé à motif (fig. 4). Cependant, le mur intérieur du bassin était arasé (probablement pour la récupération de ses parpaings de pierre) et les canalisations de plomb avaient été prélevées, ce qui a fait disparaître une partie du pavage. Plusieurs morceaux de la margelle de marbre ont été retrouvés dans les remblais. Les massifs de fondation étaient encore en place dans les deux sondages d’angle ainsi que, dans l’angle sud-est, ceux de la niche et du socle de statue.

L’année suivante, une fouille plus générale a été réalisée, qui a dégagé la quasi totalité des fondations du portique de la moitié est du jardin (fig. 5). Elle a été complétée en 2008 par l’étude des plates-formes de bois, encore bien conservées sous le mur intérieur du bassin.

En 2009 une étude stratigraphique approfondie a retracé les différentes étapes de l’élaboration du jardin. Puis, avant que les travaux de restitution ne démarrent, a été entreprise la fouille du bassin de la parcelle ouest du jardin, en nettement moins bon état que celui de l’est. Avec le bassin, ont été dégagés une partie de sa pierrée d’évacuation et le regard dans lequel était manœuvrée la vanne d’alimentation de son jet. La configuration de ce regard a permis de comprendre que les deux bassins étaient alimentés indirectement à partir du réservoir du Trèfle, en contournant le Jardin français.

 

  Figure 1 Figure 1 Figure 2 Figure 2 Figure 3Figure 3 Figure 4 Figure 4 Figure 5 Figure 5

 

 

Bosquet de la Reine (Labyrinthe)

En 2008, les sondages archéologiques menés au bosquet de la Reine ont révélé des traces de l'ancien Labyrinthe de Louis XIV.

Un chantier de sondages archéologiques a eu lieu en juin et juillet 2008 dans le bosquet de la Reine. Son objectif était de retrouver les restes du Labyrinthe enfouis sous la surface du sol du bosquet.

Commencé par André Le Nôtre dès 1665, ce bosquet a d’abord été un simple dédale d’allées parcourant l’épaisseur du massif boisé. Quelques années plus tard, à partir de 1672, sur une idée thématique de Charles Perrault et dans le contexte littéraire de la publication, en 1668, des premiers livres des Fables d’Esope mises en vers par Jean de la Fontaine, cette première composition s'est progressivement s’enrichie d’un décor de cabinets de treillage et de trente-neuf fontaines décorées de rocaillage.

Celles-ci illustraient, par des figures d’animaux coulés en plomb et peints au naturel, certaines fables d’Esope, dans un programme d’ensemble dont la réalisation s’est achevée en 1677. Déjà démodée à la fin du règne de Louis XIV, cette composition s'est ensuite dégradée progressivement dans le courant du XVIIIe siècle, pour laisser place, en 1778, à l’issue de la grande replantation du parc réalisée par Louis XVI, à une composition différente, fortement influencée par le nouveau goût anglais : le bosquet de la Reine.

Une prospection géophysique avait été réalisée avant le chantier (fig. 1). Elle avait déterminé cinq endroits où la présence de maçonnerie ancienne était perceptible. Cinq sondages ont donc été ouverts au mois de juin, correspondant à ces cinq structures :
Sondage A : fontaine du combat des animaux
Sondage B : pavillon de treillage
Sondage C : fontaine du paon et du rossignol
Sondage D : fontaine du loup et de la grue
Sondage E : fontaine du lièvre et de la tortue

Tous ont révélé des restes de maçonnerie ou des gravats de démolition. A la suite de ces sondages, une superposition plus fine des plans du Labyrinthe sur le plan actuel du Bosquet de la Reine a été réalisée (fig. 2). Elle a permis de déterminer l’emplacement des différents bassins. Quatre autres sondages, basés sur cette superposition, ont été ouverts début juillet (fig. 3).
Sondage F : fontaine du coq et du renard
Sondage G : fontaine de l’aigle, du lapin et du scarbot
Sondage H : fontaine du conseil des rats
Sondage I : fontaine du loup et du porc-épic (fig. 3 et fig. 4)

Là encore, les fontaines avaient laissé leur marque dans le sol, bien que les vestiges découverts ne soient pas toujours aisément déchiffrables. Outre les maçonneries, les sondages ont révélé, parmi les restes de démolition, des éléments du rocaillage qui décorait les margelles et les supports des sculptures de plomb des fontaines : coquillages, pâtes de verre et cailloux colorés, feuilles de cuivre, meulières etc. (fig. 5).

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Figure 2 Figure 2

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Figure 4 Figure 4

Figure 5 Figure 5