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Ouverture des appartements de Mesdames restaurés et remeublés.
Vue prise à la nacelle du bassin Est du jardin du Pavillon Frais. © A. Heitzmann
Le Pavillon frais : visite de chantier
Fouilles archéologiques du Grand Commun
La restitution du décor en images
Entre 2006 et 2009, plusieurs fouilles ont été menées dans le jardin du Pavillon Frais, fouilles dont les résultats sont venus à l'appui de la restitution de cet édifice construit sous Louis XV.
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Louis XV, qui appréciait la vie intime de Trianon, décida en 1749, sous l'impulsion de la marquise de Pompadour, d'établir une ménagerie à côté de ce château. D'une conception très différente de celle de Versailles, la nouvelle ménagerie devait abriter non pas des éléphants ou des singes, mais des vaches, des poules et des moutons. Pour agrémenter les visites royales, l'architecte Ange-Jacques Gabriel a ajouté à cette ménagerie un jardin, à la fois d’agrément et d’utilité, centré sur un pavillon pour le jeu, la collation ou le concert (le Pavillon Français), qui a été achevé en 1750. L’année suivante, un deuxième pavillon, plus petit, a été ajouté pour servir de salle à manger, destinée sans doute à consommer les produits de la laiterie et des potagers. En avant de ce pavillon, appelé Pavillon Frais, se trouvait un petit jardin entouré d’un portique de treillage rectangulaire dont le grand côté était centré sur le pavillon (fig. 1 et fig. 2). De part et d’autre du pavillon, les alignements d’arcades avaient été doublés en profondeur pour former deux allées. Les pilastres du portique dissimulaient les troncs de tilleuls dont seuls émergeaient les feuillages taillés en boule. Les deux pilastres principaux, encadrant l'entrée du jardin étaient surmontés, comme le pavillon, d'un entablement et de grandes corbeilles en bois. Cinquante-quatre autres corbeilles, plus petites, ornaient les agrafes des arcades séparant les pilastres. Le tout était peint en vert. Le jardin était composé de deux bassins ovales constituant les petits côtés intérieurs de deux parterres rectangulaires symétriques dont les côtés extérieurs étaient centrés sur des palmettes de buis. Parterres et bassins étaient encadrés de plates-bandes de fleurs interrompues de passe-pieds, et le centre était occupé par des corbeilles de fleurs entourées d’un ruban de gazon. Les deux bassins étaient entourés de tablettes de marbre de Languedoc, comme la cheminée du pavillon, tapissés de pavés bicolores et ornés d’un jet d’eau. Le Pavillon Frais a été détruit en 1810, son portique abattu l’année suivante et ses bassins comblés entre 1830 et 1840 - d’après une bouteille aux armes de Louis-Philippe, trouvée dans l’un d’entre eux au cours du chantier archéologique (fig. 3). La restitution du pavillon a été commencée en 1980, mais a été interrompue après la reconstruction du bâtiment lui-même, qui trônait depuis cette époque, dépourvu de son habit de treillage, devant de simples tapis de gazon. Or, l’opportunité d’un mécénat américain a récemment permis de replacer ce bâtiment dans son jardin et une partie de ses treillages. L’aspect que ce jardin présentait à l’origine est bien connu, mais il l’est essentiellement par des devis, qui n’ont peut-être pas été réalisés dans les détails. En outre, les différents plans du projet montrent les hésitations de l’architecte. L’intervention archéologique a donc été entreprise pour déterminer l’emprise exacte des différentes maçonneries. Elle n’a d’abord concerné que la moitié est du jardin, celui-ci étant symétrique. En 2006, une prospection géophysique par la méthode électrique a été réalisée. Cette méthode, non destructrice, consiste à étudier la résistivité du sol en y envoyant un courant électrique. Elle a été suivie de trois sondages : le premier à l’emplacement du bassin et les deux autres aux angles sud-est et nord-est du portique. L’emprise globale de ce demi jardin a ainsi pu être déterminée. Le bassin était très bien conservé, avec son contre-mur, son corroi de glaise, sa pierrée d’évacuation et, surtout, son pavé à motif (fig. 4). Cependant, le mur intérieur du bassin était arasé (probablement pour la récupération de ses parpaings de pierre) et les canalisations de plomb avaient été prélevées, ce qui a fait disparaître une partie du pavage. Plusieurs morceaux de la margelle de marbre ont été retrouvés dans les remblais. Les massifs de fondation étaient encore en place dans les deux sondages d’angle ainsi que, dans l’angle sud-est, ceux de la niche et du socle de statue. L’année suivante, une fouille plus générale a été réalisée, qui a dégagé la quasi totalité des fondations du portique de la moitié est du jardin (fig. 5). Elle a été complétée en 2008 par l’étude des plates-formes de bois, encore bien conservées sous le mur intérieur du bassin. En 2009 une étude stratigraphique approfondie a retracé les différentes étapes de l’élaboration du jardin. Puis, avant que les travaux de restitution ne démarrent, a été entreprise la fouille du bassin de la parcelle ouest du jardin, en nettement moins bon état que celui de l’est. Avec le bassin, ont été dégagés une partie de sa pierrée d’évacuation et le regard dans lequel était manœuvrée la vanne d’alimentation de son jet. La configuration de ce regard a permis de comprendre que les deux bassins étaient alimentés indirectement à partir du réservoir du Trèfle, en contournant le Jardin français.
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