Essai

Claire Bonnotte
avec les éditions Vendémiaire, 2018
14,5 x 20 cm, 380 p., 22 €
ISBN 978-2-36358-283-6

14 juin 1940. La Wehrmacht envahit le château de Versailles. Par la portée symbolique de cet évènement, Hitler réalise son rêve de revanche. Dès lors, et durant quatre années, des milliers de soldats arpentent la galerie des Glaces, parcourent les jardins dessinés par Le Nôtre, tandis qu’aléas climatiques, bombardements, pénuries, pillages et vandalisme mettent en péril ce joyau national, et les derniers chefs-d’œuvre qu’il abrite.

En prévision du pire, un vaste plan de protection avait été  élaboré dès les années 1930. On camoufla à partir de septembre 1939 tout ce qui pouvait l’être, à commencer par le Grand Canal, entièrement asséché. Dans l’affolement de l’exode, on finit d’évacuer collections et décors au sein de plusieurs châteaux de province : Chambord, Brissac, Sourches, Serrant, Voré... La plupart de ces trésors survécurent ainsi, « hors les murs », jusqu’à la fin du conflit.

C’est un quotidien fait de craintes et d’espoirs que dévoile cet ouvrage, au plus près d’une poignée d’hommes et de femmes, conscients de la nécessité absolue de préserver un patrimoine unique.

Sommaire :

Préface
Introduction

Une drôle de paix
De la drôle de guerre à la bataille de France
Sous drapeau nazi
Un patrimoine sous collaboration
Dans la guerre totale
Versailles en exil
Conclusion
Annexes