Magazine

avec les éditions Soteca, 2019
19 x 26 cm, 100 p., 14,90 € TTC

Pensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l’empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d’étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les dames de la cour, les favorites royales, l’épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu’elle fût, n’entretenait pas moins autour d’elle un cénacle féminin soudé par l’estime et la tendresse.
Si Versailles s’est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d’un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l’habitude de se passer de reine  – la seconde épouse de Louis XIV, Mme de Maintenon, ne pouvant, du fait du caractère secret de son mariage, jouer de rôle officiel aux côtés du souverain. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfants au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de pleine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s’affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu’à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang.
Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les sœurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s’imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène – de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon – l’inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV.
Pour autant, l’univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royales, jalousées, brocardées, voire vilipendées. Cette malveillance s’exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.
Au XIXe siècle, quelques figures féminines parvinrent à laisser leur marque, comme l’impératrice Marie-Louise (seconde épouse de Napoléon), la duchesse d’Angoulême (fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette) ou encore la reine Marie-Amélie (épouse de Louis-Philippe).

Sommaire :

Un grand moment de civilité et de civilisation
Louis XIV ou la cour au féminin
Les femmes de Louis XV
Le Versailles de Marie-Antoinette
Figures féminines du XIXe siècle à Versailles

Mécénat

Être mécène de Versailles, c’est s’inscrire dans cette chaîne qui relie l’histoire d’hier, d’aujourd’hui et de demain, transmettre aux générations futures la mémoire vivante de l’histoire qui nous a construits entretenir le savoir-faire de métiers d’art rares.

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