Joséphine de Beauharnais Les Trois-Ilets [Martinique], 1763 – Rueil-Malmaison, 1814

© RMN-GP (Château de Versailles) / © Franck Raux

Joséphine de Beauharnais est la première épouse de l’empereur Napoléon Ier et donc impératrice des Français de 1804 à 1809.

Rose Tascher de La Pagerie

Née Marie-Joseph-Rose Tascher de La Pagerie, d’une famille installée en Martinique, elle gagne la France à l’âge de seize ans pour y épouser un jeune officier, Alexandre de Beauharnais, dont la famille est liée à la sienne. De ce premier mariage naissent deux enfants, un fils, Eugène, en 1781, et une fille Hortense, en 1783 mais le jeune couple n'est pas heureux et se sépare.

Joséphine, impératrice des Français

Guillon-Lethière, Guillaume Guillon
1807

© RMN-GP (Château de Versailles) / © Franck Raux

Partie pour la Martinique, elle en est chassée par les contrecoups de la Révolution et une révolte des Noirs, et rentre en France en octobre 1790, où elle retrouve son mari alors membre, puis président, du Club des Jacobins et député à l’Assemblée constituante. Ayant repris sa vie militaire, et devenu général en 1792, il prend la tête de l’armée du Rhin, puis démissionne et se retire sur ses terres, où il est arrêté en mars 1794. Transféré à la prison des Carmes, où son épouse le rejoint en avril, puis à la Conciergerie, il est guillotiné en juillet 1795. Rose y attend son tour, quand elle est libérée par la chute de Robespierre.

une impératrice

Veuve, sans ressources et avec deux enfants, elle vit d’expédients, avant de rencontrer chez son amie Teresia Cabarrus, Barras, qui devient son protecteur, avant de lui faire rencontrer un général prometteur, Napoléon Bonaparte. Celui-ci, séduit par sa grâce et son charme, l’épouse civilement le 9 mars 1796 et la rebaptise « Joséphine ». Désormais, elle suit l’ascension du général devenu Premier consul par le coup d’État de Brumaire (9-10 novembre 1799), puis Empereur des Français en mai 1804.

Si elle se révéla une épouse et une impératrice accomplie, elle ne put donner d’enfant à son époux, ce qui conduisit celui-ci à divorcer, pour la raison d’État en 1809. Ayant conservé son titre d’impératrice et reine, elle se retira à Malmaison, près de Paris, et dans son château de Navarre en Normandie, elle y mourut à la Pentecôte 1814, quelques semaines après l’abdication de l’Empereur.

Le souvenir de l’impératrice Joséphine est peu présent à Versailles. En effet, s’il est prévu qu’elle puisse séjourner avec l’Empereur à Trianon, les travaux de restauration et de réaménagement des deux petits châteaux ne sont terminés qu’à la veille du remariage de celui-ci avec l’archiduchesse d’Autriche Marie-Louise. L’Empereur lui laisse Malmaison en pleine propriété au moment de son divorce, et il cherche une résidence de substitution. Il la trouve au Grand Trianon, une maison de dimensions relativement comparables et peu distante de Malmaison.