Jacob-Desmalter 1770-1841

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

Plus qu’aucune autre maison, Jacob-Desmalter incarne le style Empire et la diversité de sa production, il se distingue par l’inventivité des formes, la qualité de ses modèles, de ses bois et de ses décors de bronzes.

Jacob-Desmalter

Georges Ier Jacob, menuisier en sièges parisien qui a travaillé pour la Couronne depuis le milieu du XVIIIe siècle, est l’un des premiers, à la fin de l’Ancien Régime, à utiliser l’acajou pour la fabrication de sièges ou de lits.

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

Tabouret de pieds
Jacob-Desmalter, François-Honoré-Georges Jacob
1810

 

Il crée en 1796, avec ses deux fils, Georges II et François-Honoré-Georges, une nouvelle maison sous le nom de Jacob-Frères. La suppression des corporations par la Révolution leur permet désormais de fabriquer aussi bien des sièges et autres meubles de menuiserie que des meubles d’ébénisterie.

carrière

© RMN (Château de Versailles) / Gérard Blot

© RMN (Château de Versailles) / Gérard Blot

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Jean-Marc Manaï

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

Travaillant en collaboration avec les architectes Percier et Fontaine, et avec le peintre David, ils réalisent l’ameublement de la Convention et les sièges du Comité de Salut public, avant de travailler au décor du château de Malmaison pour les Bonaparte, et pour beaucoup d’autres maisons à la mode, par exemple celle de Madame Récamier.

 Jacob-Desmalter

A la mort de Georges II, en 1803, la maison devint Jacob-Desmalter (du nom de la terre familiale des Malterres, à Cheny, dans l’Yonne). Elle fut le principal fournisseur des palais impériaux, employant des centaines d’ouvriers (menuisiers, ébénistes, sculpteurs, bronziers, fondeurs, ciseleurs, etc.), jusqu’en 1813, où elle fit faillite. La maison subsista cependant, sous la direction d’Alphonse Jacob-Desmalter, jusqu’en 1846, et fut alors reprise par Jeanselme.