Apôtre
Ier siècle

L’installation d’un décor sculpté monumental sur la balustrade et le fronton de la façade Ouest de la Chapelle royale fut décidée aux alentours de 1705. Soigneusement déterminé, le programme iconographique de cet ensemble mêle allégories et grandes figures du christianisme. Les quatre évangélistes y côtoient les douze apôtres, les quatre Pères de l’Église latine, les quatre Pères de l’Église grecque et six allégories des vertus chrétiennes.

Sculpteur
Claude Poirier (1656-1729)

Date de création
1707

Hauteur
2,87 mètres, plinthe comprise

Matière
Pierre de Tonnerre

La restauration de la Chapelle royale

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Saint Pierre

Représenté dans l’attitude de la marche, le regard tourné vers l’Est, saint Pierre est vêtu d’une tunique et d’un manteau retenu par une fibule ronde sur l’épaule droite. Encadré par une courte barbe et des cheveux bouclés, son visage présente les signes d’un âge mûr. De sa main gauche, il retient les clés du royaume des Cieux, conférées par le Christ.

Pêcheurs sur le lac de Tibériade, Pierre et son frère André sont les deux premiers disciples à suivre Jésus. Après la Pentecôte, Pierre devenu le chef des apôtres voyage en Palestine et en Asie Mineure, où il opère de nombreux miracles et conversions. Vers l’an 44, il part pour Rome où il organise une communauté dont il devient le premier évêque. Il y meurt crucifié en 64 ou en 67, lors des grandes persécutions de l’empereur Néron.

Auparavant nommé Simon, l’Évangile selon saint Matthieu nous indique que Pierre reçut son nouveau nom de Jésus, en signe de son rôle dans la construction de l’Église à venir : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église  » (Mt 16, 17-19). Dès l’époque paléochrétienne, saint Pierre est représenté avec un trousseau de clés, traditionnellement au nombre de deux : celle du ciel et celle de la terre.

Saint Pierre

©EPV/Thomas Garnier

©EPV/Thomas Garnier

©EPV/Thomas Garnier

Claude Poirier

Reçu à l’Académie royale en 1703, il devient adjoint à professeur en 1715. Pour l’intérieur de la Chapelle de Versailles, il sculpte les bas-reliefs Un groupe d’anges tenant des attributs de la Passion et La présentation au Temple. Le sculpteur effectue également la décoration du Salon de l’Œil-de-Bœuf du palais de Versailles, ainsi que certaines sculptures de la fontaine du petit Trianon. Pour le domaine de Marly, il exécute en 1706 avec Jean Hardy une nymphe dite Aréthuse, pendant de l’Amphitrite de Jacques Prou réalisée en 1716 et donnée en 1754 à Madame de Pompadour pour la cascade du château de Bellevue.

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