Les vastes baies qui rythment les façades de la Chapelle royale contribuent pour une grande part à leur élégance. D’autant plus par la sobriété de leurs menuiseries métalliques que les Ateliers Saint-Jacques sont en train de terminer de restaurer.

8

métalliers

2

ans de restauration

10 à 12

milliers de vis changées

Ils interviennent à cette étape

Chantier très spécial pour des châssis particuliers

Grâce à son péristyle ceinturant l’édifice sur deux niveaux, la Chapelle royale est percée de vastes baies régulières qui laissent abondamment entrer la lumière. Plus original et fastueux encore pour l’époque, ces hautes fenêtres ont été dotées de panneaux de verre blanc, avec des vitraux seulement en bordure. L’ensemble est maintenu par un système de fines armatures métalliques dont le maillage frappe par son élégance.

Une restauration sur place, dans des espaces confinés en haut des échafaudages

La restauration de ces châssis a mobilisé les Ateliers Saint-Jacques pendant près de trois ans. Elle s’est déroulée, pour la plus grande part, sur place afin d’éviter de démonter trop d’éléments, déformés par le temps et pris dans les couches de peinture successives. Il a néanmoins fallu manipuler un certain nombre d’entre eux, véritable tour de force pour les serruriers dont les mouvements étaient, de plus, empêchés par l’étroitesse des espaces qui leur étaient réservés derrière des toiles, amiante et plomb obligent.

Quarante-six fenêtres, dont les plus grandes atteignent 8 mètres de hauteur, ont été traitées, une à une, par les Ateliers Saint-Jacques, soit plus d’un kilomètre de cornières. Un chantier de géant qui se caractérise aussi par l’uniformité des pièces à restaurer. L’endurance des artisans a été mise à rude épreuve face à ce quadrillage implacable, marqué à chaque intersection d’une épaisse croix ouvragée. Elle a eu néanmoins raison des magnifiques ferrures que la dorure mettra particulièrement en valeur.

Une ossature unique en son genre

Structure métallique

« Je reste impressionné par la qualité de cette structure, d’autant plus au regard des moyens dont les gens disposaient à l’époque. Quand je me représente le poids de ces pièces, l’épaisseur de leur section, la précision de ce travail… même auparavant, avec les méfaits de la rouille, cet ensemble donnait une impression de totale perfection »

— Lionel Rocard, le chef de chantier qui supervise la restauration depuis juin 2018.