Une exposition présentée au Musée du Palais, à la Cité Interdite de Pékin pendant trois mois de juillet à octobre 2020.

Quand Versailles rêve de la Chine 

Seize ans après le succès de la première exposition consacrée à Kangxi Empereur de Chine (1662-1722) La Cité Interdite à Versailles, le château de Versailles est très honoré de coorganiser en 2020, avec le Musée du Palais à Pékin, dans le cadre du six-centième anniversaire de la Cité Interdite, une version plus complète encore de l’exposition présentée en 2014 au Château sur La Chine à Versailles.

Cette nouvelle exposition évoquera les deux aspects déjà illustrés en 2014 : la politique diplomatique amorcée par Louis XIV en direction de son exact contemporain, l’empereur Kangxi, marquée en particulier par l’envoi en Chine, en 1685, de pères jésuites français qui gagnèrent la cour de Pékin en 1688 ; et l’intérêt de la famille royale et de la cour de France pour le pays de Cathay, intérêt qui se manifesta pendant près de deux siècles par un goût profond pour les productions artistiques de la Chine et par l’importation d’œuvres d’art en grand nombre.

Le parcours de l'exposition montrera aussi la fascination ressentie, au XVIIIe siècle, dans les plus hautes sphères du pouvoir en France mais aussi par les intellectuels et les artistes, pour l'antique civilisation chinoise.

"Nous n'avons aucune maison en Europe dont l'antiquité soit aussi bien prouvée que celle de l'empire de la Chine." Voltaire, Dictionnaire philossophique, 1764

Marie Leszcsynska, Henri-Philippe-Bon Coqueret, Jean-Martial Frédou, Jean-Philippe de La Roche, Jean-Louis Prévost,La Foire de Nankin, huile sur toile, 1761

© Château de Versailles, Dist. RMN© Christophe Fouin


Près de 130 oeuvres exposées dont de nouvelles acquisitions du château de Versailles

Le château de Versailles exposera à Pékin ses dernières acquisitions, des œuvres chinoises ou d’inspiration chinoise de première importance, telles que la verseuse chinoise en argent offerte par les ambassadeurs du Siam à Louis XIV en 1686, des pièces d'un service en porcelaine de Chine aux armes de Louis XV, un album de Trianon de Marie-Antoinette peint par Châtelet, des porcelaines de Sèvres à décor chinois, etc.

Verseuse en argent ciselé et partiellement doré, à décor fleurs et oiseaux, cadeau diplomatique du roi de Siam Phra Nai remis par ses ambassadeurs à Louis XIV, en 1686

© Château de Versailles, Dist. RMN© Christophe Fouin 


Le goût chinois à Versailles

Les facettes de l'avènement du goût chinois en France au XVIIIe siècle sont multiples, autant dans la transformation que dans l'imitation des objets provenant de Chine.

En effet, les pièces de porcelaine de Chine sont revêtues de montures d'or, d'argent ou de vermeil sous le règne de Louis XIV. Cette tradition connaît un âge d'or au XVIIIe siècle avec le développement du bronze doré, une spécialité des fondeurs-ciseleurs parisiens, plus conforme au goût français. Parallèlement, on assiste à une recherche frénétique des secrets de fabrication des porcelaines à la manière chinoise, qui finit par se concrétiser vers 1770 à la Manufacture de Sèvres, après la découverte de gisements de kaolin à Saint-Yrieix en Limousin. L'apparition du mobilier français orné de panneaux de laques d'Extrême-Orient est également mis à la mode, par les marchands merciers, comme Hébert, au XVIIIe siècle.

Jean-Jacques Dieu,Paire de vases "oeuf à monter" à fond lilas, Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, 1779-1780

© Château de Versailles, Dist. RMN© Christophe Fouin

En peinture, elle est présente dans le décor intérieur. En 1761, dans l'appartement de la Reine à Versailles, un cabinet des Chinois, composé de toiles peintes par des peintres français, est aménagé à l'emplacement de l'ancien cabinet de papiers peints chinois de Marie Leszczynska.

La tapisserie n'échappe pas non plus à l'inspiration chinoise. On tisse à Beauvais successivement deux tentures chinoises. Louis XV offre d'ailleurs une série en 1767 à l'empereur Qianlong qui en est enchanté et fait édifier un pavillon pour la présenter. Les textiles chinois inspirent de la même façon les artistes français, qui les copient et créent des tissus "à la Chine" ou chinés, comme le Nankin et le Pékin. Ces étoffes sont aussi bien utilisées dans l'ameublement que pour les vêtements.

Enfin, la mode chinoise gagne également l'architecture et l'art des jardins au XVIIIe siècle. Peu de pavillons chinois de jardin subsistent en France, hormis la pagode de  Chanteloup. Toutefois, l'influence de ces jardins de rocailles artificielles, enjambés de ponts, traversés de chemins irréguliers et grottes, trouve son apothéose dans le domaine de Trianon à Versailles, avec la plantation, sous la direction de l'architecte Richard Mique, d'un jardin anglo-chinois au nord-est du Château et l'édification du célèbre mais éphémère jeu de bague chinois.

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